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Bulletin Quotidien Europe N° 10367
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/portugal

José Sócrates confiant dans le soutien de la Finlande

Bruxelles, 28/04/2011 (Agence Europe) - Le Premier ministre portugais démissionnaire José Sócrates s'est dit confiant, jeudi 28 avril, que la Finlande apportera son soutien à l'aide financière internationale sollicitée par le Portugal. « Je ne crains pas que la Finlande oppose son veto à l'aide au Portugal », a-t-il déclaré sur les antennes de la TSF. La décision d'accorder un soutien financier à un pays de la zone euro doit en effet être prise à l'unanimité des pays de l'Eurozone (EUROPE n°10366). Sur les négociations relatives à l'aide financière et au programme pluriannuel d'austérité à appliquer en tant que contrepartie, M. Sócrates a plaidé pour la conclusion d'un accord définitif lors de la prochaine réunion de l'Eurogroupe, lundi 16 mai à Bruxelles.

En visite à Paris, le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker a, lui aussi, exprimé l'espoir qu'une solution soit trouvée et satisfasse la Finlande. « Je persiste à croire que d'ici la mi-mai nous aurons trouvé les modalités qui permettront à nos amis finlandais d'accompagner de façon constructive le processus » portugais, a-t-il déclaré le même jour. Il a quand même reconnu l'existence d'un « problème finlandais ». La récente percée électorale du parti eurosceptique des 'Vrais Finlandais' peut peser dans la position de la Finlande au moment où les Européens seront appelés à avaliser l'aide au Portugal.

La Commission européenne a, de son côté, démenti les affirmations parues dans la presse économique portugaise selon lesquelles les négociations en cours entre les autorités portugaises et la 'troïka' formée par les représentants de la Commission, de la BCE et du FMI aboutiraient en fin de semaine. Ces informations ne sont « pas précises »: « les négociations continuent », a déclaré le porte-parole du commissaire aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn. Une conférence de presse aura lieu à Lisbonne dès que l'accord sera ficelé au niveau technique, comme ce fut le cas à Athènes et à Dublin.

M. Sócrates a par ailleurs assuré que le gouvernement portugais faisait de son mieux pour que l'accord ait le moins de conséquences négatives possible sur le plan social. Il a prédit que les Portugais allaient regretter le quatrième programme de réformes structurelles. Le rejet de ce plan sous l'impulsion de l'opposition a provoqué la chute du gouvernement. « Cette solution était meilleure que celle que nous allons avoir », a estimé M. Sócrates. Le président du Parti socialiste européen, le Danois Poul Nyrup Rasmussen, a au contraire craint que la 'troïka' ait pour objectif de « démanteler la protection des travailleurs et de remettre en question les mécanismes de négociation collective », rapporte l'agence portugaise Lusa. (M.B.)

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