Bruxelles, 11/04/2011 (Agence Europe) - Les hauts fonctionnaires en charge du dialogue euroméditerranéen ont adopté au cours de leur réunion mensuelle, le 6 avril à Barcelone, les textes de base devant enfin permettre le fonctionnement du secrétariat général de l'UpM (Union pour la Méditerranée), à savoir le statut de ses employés et prestataires de service, son code de procédure financière pour le financement de projets, et le mode de collecte des contributions des 43 pays membres en plus de celle de la Commission européenne, réservées au budget de fonctionnement. Au total, 4,5 millions d'euros sont virtuellement disponibles (dont 3 millions provenant du budget communautaire et le reste de pays de la rive nord. Aucun pays de la rive sud n'a versé sa part).
L'étude des projets inscrits dans une liste prioritaire devrait théoriquement débuter. Mais le secrétariat a d'autres obstacles à franchir, notamment celui d'une redéfinition de sa mission au sein d'une UpM dont la finalité politique et le cadre institutionnel (intergouvernementale pure ou reliée à l'institution européenne et émargeant pleinement aux ressources budgétaires disponibles) demeurent en débat. L'ambiance incertaine quant aux développements structurels de l'UpM, ajoutée au contexte politique - soulèvements démocratiques et crise latente au Proche-Orient - dans la région incitent à la prudence dans l'appréciation des décisions prises à Barcelone le 6 avril.
En outre, le poste de secrétaire général reste à pourvoir et le délai de dépôt de candidature initialement fixé à la fin mars a été prolongé d'un mois. La Tunisie serait pressentie pour occuper ce poste. (F.B.)