Bruxelles, 11/04/2011 (Agence Europe) - Lors de la réunion des ministres européens de l'Agriculture et de la Pêche, jeudi 14 avril à Luxembourg, cinq pays présenteront des idées communes pour développer le potentiel de l'aquaculture.
Dans la perspective de la réforme à venir de la politique commune de la pêche, les pays dépourvus de littoral que sont l'Autriche, la République tchèque, la Hongrie, le Luxembourg et la Slovaquie s'efforcent d'attirer l'attention sur leurs priorités communes en ce qui concerne l'aquaculture en eau douce et la pêche dans les eaux intérieures et ont adopté une déclaration commune. La déclaration met l'accent sur le potentiel qu'offre l'aquaculture et demande en particulier: - qu'une plus grande part soit attribuée à l'aquaculture en eau douce dans le nouveau cadre plutôt que dans le Fonds européen pour la pêche actuel (2007/2013) ; - une promotion accrue des produits de l'aquaculture en eau douce en tant que production bonne pour l'environnement et en tant qu'alternative à la pêche de ressources halieutiques marines qui sont menacées ; - que la recherche appliquée (y compris les expériences sur les nouveaux produits et les nouvelles technologies) bénéficie d'un soutien accru ; - que l'accent soit mis sur les besoins des petites entreprises, ainsi que sur la simplification et l'harmonisation des mesures administratives et financières ; - qu'un soutien soit accordé aux aquaculteurs pour trouver des solutions communes en matière de contrôle vétérinaire et de lutte contre les maladies.
La déclaration met l'accent sur la distinction entre la pêche maritime et la pêche dans les eaux intérieures et demande qu'une solution européenne soit trouvée au problème des espèces invasives que sont par exemple les cormorans, qui provoquent des dégâts importants dans les piscicultures.
Évaluation de la gestion de l'effort de pêche dans les eaux occidentales. Par ailleurs, les ministres procéderont jeudi à un échange de vues sur une communication de la Commission concernant l'évaluation de la gestion de l'effort de pêche dans les eaux occidentales. La présidence hongroise du Conseil a prévu d'organiser le débat au sein du Conseil autour de trois points clés recensés lors des discussions au niveau des experts des pays de l'UE, à savoir: - les principaux arguments en faveur du maintien de ce régime de gestion de l'effort de pêche ; - la nécessité de moderniser et d'améliorer les arrangements actuels, notamment en ce qui concerne l'effort maximal pour les stocks démersaux et la mise au point d'outils permettant de limiter les rejets en mer ; - le calendrier de cette modernisation et le lien entre cette évaluation et le processus de réforme de la politique commune de la pêche (PCP). Le régime des eaux occidentales a initialement été établi en 1995 afin de protéger les équilibres existant au moment de la pleine intégration de l'Espagne et du Portugal dans la politique commune de la pêche et d'éviter une augmentation de l'effort de pêche par rapport aux niveaux observés avant cette intégration. Ce régime de gestion de l'effort de pêche a été modernisé en 2003, ce qui s'est traduit à la fois par des réductions générales considérables en ce qui concerne l'effort maximal autorisé attribué aux États membres et par une simplification. (L.C.)