Bruxelles, 11/04/2011 (Agence Europe) - La Commission européenne a confirmé, vendredi 8 avril, son souhait d'ouvrir un dialogue avec la Turquie pour convaincre Ankara de participer à l'exercice des tests de résistance (stress tests) des centrales nucléaires et des installations futures implantées dans l'UE et ses pays voisins à toute une série de menaces telles que celles à l'origine de l'accident nucléaire en cours à la centrale de Fukushima Daichi depuis la catastrophe naturelle qui a frappé le Japon le 11 mars. Si elle n'héberge pour le moment pas de réacteur, la Turquie projette de construire des installations, dont une pourrait voir le jour à 5 kilomètres de la frontière avec la Bulgarie. Confirmant l'engagement de son pays à construire trois centrales, le ministre turc de l'Énergie Taner Yildiz a nié que l'une de ces installations serait certainement construite sur la côte de la mer Noire, près de la frontière bulgare. L'UE prévoit de soumettre d'ici la fin de l'année les 143 réacteurs nucléaires sur son sol à des tests de résistance, et voudrait les étendre à six pays voisins qui recourent déjà au nucléaire (Arménie, Russie, Suisse et Ukraine) ou qui l'envisagent (Bélarus et Turquie). « Il n'y a pas d'obligation formelle, mais nous voulons prendre en compte les préoccupations de certains États membres relatives aux projets nucléaires des pays voisins. C'est pourquoi nous voulons inviter la Turquie et d'autres pays tiers voisins à effectuer eux aussi les tests de résistance », qui s'appliqueront aussi bien aux installations en fonctionnement qu'à celles en gestation, a expliqué vendredi Marlene Holzner, la porte-parole du commissaire à l'Énergie Günther Oettinger. Bruxelles aurait déjà reçu un signe positif de la Russie. (E.H.)