login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10356
Sommaire Publication complète Par article 11 / 40
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/conseil Écofin

Stress tests, se préparer en amont à intervenir

Bruxelles, 11/04/2011 (Agence Europe) - Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn a appelé les États membres à se préparer dès maintenant à agir pour faire face, si besoin, aux difficultés de leur secteur bancaire que pourrait révéler l'exercice en cours de tests de résistance européens. « Nous ne devrions avoir aucun doute sur la capacité des États membres à traiter les vulnérabilités » que pourraient détecter les 'stress tests', a-t-il déclaré vendredi 8 avril lors de la réunion informelle du Conseil ÉCOFIN à Gödöllö, près de Budapest. Il a encouragé les États membres à « disposer d'instruments financiers et de plans nationaux » pour restructurer et recapitaliser les banques si nécessaire, ces stratégies devant être mises sur pied avant la publication des résultats tests et conformes aux règles sur les aides d'État.

Nous avons besoin de 'stress tests' « robustes », a indiqué samedi le ministre hongrois des Finances György Matolcsy. Il a évoqué les propos du numéro 2 du Fonds monétaire international, l'Américain John Lipsky, selon qui d'éventuelles faiblesses dans le secteur bancaire européen devront être traitées « rapidement et de manière transparente » dans le cadre de plans de restructuration. Nous avons besoin de tests « très très solides » et les Vingt-sept « doivent se tenir prêts à faire ce qui est nécessaire », a enchaîné le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet.

Le même jour, l'Autorité bancaire européenne (EBA) a publié des critères affinés sur la base desquels seront passées au crible 90 banques, représentant 65% des actifs bancaires dans l'UE et au moins 50% des actifs dans chaque pays. Les banques devront notamment prouver qu'elles disposent d'un ratio de fonds propres « durs » (core Tier-1 capital) de 5% en cas de graves turbulences économiques. Même si ce critère ne constitue « pas une obligation légale », les banques qui échoueront à respecter ce critère ou qui montreront des faiblesses spécifiques devront se mettre d'accord avec leur superviseur national afin de prendre les mesures de correction appropriées, souligne l'EBA dans un communiqué. M. Rehn a estimé que le critère de 5% de capitaux « durs » fixé par l'autorité européenne était « très rigoureux et réaliste ». « Cela montrera qui est plus fort et qui est moins fort dans le système bancaire en Europe », a-t-il considéré.

Les scénarios et les critères que l'EBA a retenus pour l'exercice 2011 de 'stress tests' sont plus sévères qu'en 2010, mais ils sont critiqués (EUROPE n°10340). Certains investisseurs pointent le fait que les superviseurs rejettent l'hypothèse d'une restructuration de la dette souveraine d'un pays de la zone euro, alors qu'ils se préparent déjà à l'éventualité de pertes importantes sur les titres, notamment grecs, qu'ils détiennent. L'Allemagne considère trop restrictifs les critères retenus sur les fonds propres qui excluent un type de capital utilisé par les banques régionales allemandes, certaines d'entre elles risquant ainsi d'échouer aux tests. (M.B.)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNÉE POLITIQUE
INFORMATIONS GÉNÉRALES
SUPPLEMENT HEBDOMADAIRE