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Bulletin Quotidien Europe N° 10343
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) conseil europÉen

Sûreté nucléaire, les Vingt-sept sur le qui-vive

Bruxelles, 23/03/2011 (Agence Europe) - À la lumière de la crise nucléaire au Japon, les dirigeants européens, qui se retrouvent les 24 et 25 mars pour leur sommet de printemps, devraient notamment exiger des mesures prioritaires pour examiner la sûreté des installations nucléaires de l'UE.

L'incident majeur qui a frappé, à la suite du tsunami du 11 mars, la centrale nucléaire de Fukushima Daichi, où la situation s'orientait vers un début de normalisation mercredi, amène logiquement les Vingt-sept à « tirer les enseignements » des événements au Japon. Aussi les chefs d'État et de gouvernement de l'UE vont-ils arrêter en fin de semaine une stratégie pour tester la résistance des 143 réacteurs nucléaires en activité dans l'UE, ainsi que les installations futures, à une série de risques auxquels ils pourraient être confrontés. Si tous s'accordent sur la nécessité des plus hauts niveaux de sûreté et de transparence dans l'UE, les Vingt-sept, dont 14 États membres seulement ont recours à l'énergie atomique, divergent sur les critères à prendre en compte pour ces tests, qui seraient, en outre, volontaires.

Devant le Parlement européen, Günther Oettinger a répété le 23 mars son souhait d'étendre les critères à d'autres risques que les séismes, les inondations et raz de marée, l'âge et la conception des réacteurs, la perte de refroidissement, la conception des systèmes d'urgence, à savoir les crashs d'avion et les attentats terroristes. Le commissaire à l'Energie veut aussi étendre ces tests aux pays voisins de l'UE, tels que la Suisse, la Turquie, la Russie, le Bélarus, l'Ukraine et l'Arménie.

Vendredi, le Conseil européen devrait demander la mise en œuvre de ces stress tests, dont les critères devront être définis, à la lumière du cas nippon, par le groupe des autorités nationales de sûreté nucléaire (ENSREG) et la Commission européenne, en tirant parti de l'expertise du WENRA. Le Conseil européen devrait aussi encourager et soutenir la réalisation de ces tests dans les pays voisins de l'UE, ainsi que dans le monde entier, qu'il s'agisse d'installations existantes ou en projet. Les Vingt-sept devraient aussi demander « l'application et l'amélioration en permanence » de normes rigoureuses en matière de sûreté nucléaire au sein de l'UE, mais aussi au plan international. Enfin, le Conseil européen devrait demander à la Commission de procédera à l'examen du cadre législatif et réglementaire existant sur la sécurité et la sûreté des installations nucléaires et de proposer, le cas échéant, toute modification nécessaire. Les États membres seront pour leur part appelés à pleinement mettre en œuvre la directive 2009/71/Euratom sur la sûreté nucléaire. (E.H.)

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