Bruxelles, 22/03/2011 (Agence Europe) - La tournée de Karel De Gucht en Asie-Pacifique, du 13 au 21 mars, a permis au commissaire au Commerce de faire le point avec ses homologues de Malaisie, d'Australie et de Nouvelle-Zélande, sur le round de négociations multilatérales de Doha, relancé au Forum économique mondial de Davos fin janvier. S'il a appelé des concessions de tous les acteurs pour conclure un accord global dans la fenêtre d'opportunité offerte en 2011, M. De Gucht a insisté, dans chacun des pays visités, sur le rôle des nations émergentes, la Chine en particulier. À Kuala Lumpur le 15 mars, le commissaire met une première couche. « Si on veut un résultat (un accord partiel) en juillet, des inputs doivent venir non seulement des pays développés, mais aussi des pays en développement. Depuis le lancement du round en 2001, le monde a nettement changé, avec les nations émergentes sur le devant de la scène », affirme-t-il. Aux côtés du ministre australien Craig Emerson le 16 mars à Sydney, M. De Gucht envoie un nouveau signal aux émergents: « Le temps presse (…) il faut qu'on se décide », insiste-t-il, après avoir jugé au préalable, dans un message à la Chine, que « des limites aux subventions gouvernementales devront faire partie intégrante de tout accord conclu ». À Auckland le 20 mars, le commissaire insiste: « Pour raviver les négociations, il faut corriger deux asymétries, d'une part l'emphase mise sur l'agriculture, d'autre part la prise en compte des besoins des pays émergents et en développement. Si nous voulons un accord acceptable pour tous, il faut rééquilibrer cela. Les pays émergents doivent comprendre que, dans une certaine mesure, ils ont émergé ». (E.H.)