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Bulletin Quotidien Europe N° 10342
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) pe/Économie

Le groupe Spinelli veut un plan d'investissement de 4 000 milliards d'euros

Bruxelles, 22/03/2011 (Agence Europe) - Le « Shadow Council » du groupe Spinelli, qui s'est réuni pour la première fois mardi 22 mars à Bruxelles, a préconisé aux dirigeants de l'UE qui se réunissent jeudi 24 et vendredi 25 mars « une autre approche » en matière de gouvernance économique que celle suivie jusqu'à présent. Selon le groupe Spinelli, ce n'est pas le 'Pacte pour l'euro' qui permettra de retrouver la croissance dans l'UE et la stabilité dans la zone euro. Il ne faut pas seulement des mesures de 'discipline financière', il faut aussi une politique « offensive » sur les investissements (4 000 milliards d'euros sur dix ans).

Le « Shadow Council » a pour objectif de définir ce que devraient être les conclusions du Conseil européen officiel. Mais en défendant « l'intérêt européen », a dit Guy Verhofstadt (ADLE, belge), l'un des fondateurs du groupe Spinelli. Jusqu'ici, il s'agit d'une approche basée sur la méthode intergouvernementale, « essentiellement une coopération renforcée entre les États membres de l'UE. Il faut suivre une autre méthode, la méthode fédérale et communautaire dans laquelle c'est la Commission européenne, contrôlée par le Parlement européen, qui organise cette gestion économique de la zone euro et de l'UE », a déclaré M. Verhofstadt. La méthode intergouvernementale ne fonctionne pas, selon lui.

Un plan en trois volets à adopter le plus vite possible par l'UE est proposé par le « Shadow Council » du groupe Spinelli: 1) Un plan d'action européen pour l'avenir: un plan d'investissement de 4 000 milliards d'euros dans les dix ans à venir (400 milliards par an) dans les domaines des infrastructures, de la recherche scientifique et de la transformation écologique de l'économie européenne. Ce plan sera basé sur des « project bonds », des obligations émises sur le marché européen par le secteur privé et le secteur public ; 2) Un acte fédéral pour la gouvernance économique. « Nous n'avons pas besoin d'un Pacte entre les États membres pour coordonner les politiques économiques de l'UE. Il faut une gouvernance économique définie par la Commission européenne et basée sur un code de convergence, grâce auquel les États membres ont la possibilité de réformer, d'adapter de moderniser leurs économies, tant en ce qui concerne les taxes, les systèmes de pension que les investissements et la politique salariale », a précisé M. Verhofstadt. Il faut aussi créer un marché obligataire pour l'UE et la zone euro, où les États qui ont une notation maximale (triple A) ont un avantage en ce qui concerne les taux d'intérêt à payer. Le mécanisme de stabilité qui va être créé devra pouvoir entrer sur le marché secondaire et pas seulement sur le marché primaire ; 3) Création d'un mécanisme européen pour les banques dans l'UE. (L.C.)

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