Bruxelles, 16/03/2011 (Agence Europe) - Devant le drame nippon, les Verts, farouches opposants à l'énergie atomique, appellent l'UE, par la voix des présidents du groupe au Parlement européen, l'Allemande Rebecca Harms et le Français Daniel Cohn-Bendit, à la sortie du nucléaire. « Les événements à Fukushima montrent les mythes liés à la sûreté nucléaire. Les propos rassurants de l'industrie sur la sécurité nucléaire ne convainquent plus personne. La sortie du nucléaire doit être immédiatement planifiée et coordonnée au niveau européen », insistent les leaders verts, qui préconisent un phasing-out en deux étapes avec, dans un premier temps, l'arrêt immédiat des réacteurs les plus dangereux, puis la fermeture des réacteurs construits avant 1980, de ceux situés dans des zones d'activité sismique, de ceux qui n'ont pas d'enceinte secondaire de confinement ou encore des réacteurs à eau bouillante « pour lesquels les risques sont les plus grands ». Les Verts appellent en outre à l'arrêt de tous les nouveaux projets nucléaires, planifiés ou en cours de construction. « Il faut une action rapide et décisive, et la Commission européenne doit travailler en collaboration avec les États membres pour y parvenir. Des tests de résistance des centrales ne doivent pas être une excuse pour retarder l'action d'urgence nécessaire », ajoutent-ils, dans un communiqué signé aussi par le Luxembourgeois Claude Turmes, qui appelle l'exécutif européen à revoir sa décision pour avaliser la construction de l'installation de Belene, située dans un secteur d'activité sismique en Bulgarie. (E.H.)