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Bulletin Quotidien Europe N° 10321
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/agriculture

Mesures pour faciliter l'approvisionnement en sucre

Bruxelles, 22/02/2011 (Agence Europe) - La Commission européenne a confirmé, lors de la réunion lundi 21 février à Bruxelles des ministres de l'Agriculture des États membres de l'Union européenne, son intention de mettre en œuvre dès début mars des mesures pour atténuer les problèmes d'approvisionnement de l'UE en sucre et ainsi atténuer « les tensions actuelles sur le marché du sucre dans son ensemble ».

Dacian Ciolos, le commissaire européen à l'Agriculture, a annoncé que le comité de gestion de l'UE serait amené à voter jeudi 24 février sur deux propositions de règlements: - l'un pour permettre l'écoulement sur le marché communautaire d'environ 500 000 tonnes de sucre hors quota. Le prix minimum des betteraves devra être payé pour ces quantités de sucre remises sur le marché intérieur. Et cette remise sur le marché se fera avec une taxe ramenée de 500 euros par tonne à zéro ; - l'autre pour favoriser les importations en instaurant un droit de douane réduit fixé par un système d'adjudications ouvert à tous les opérateurs.

Le Portugal, qui rencontre de sérieux problèmes pour faire tourner son industrie du raffinage, a estimé que le régime d'importation envisagé par le commissaire à l'Agriculture était « totalement inapproprié ». Soutenu par le Royaume-Uni, la Finlande, la Roumanie et la Slovénie, il a réclamé l'ouverture d'un contingent d'importation à droit nul « d'au moins 500 000 tonnes » de sucre de canne brut auquel les raffineurs à plein temps auraient un accès exclusif pendant les trois premiers mois. La Commission a répondu que les importations seront ouvertes à tous les opérateurs, et pas uniquement aux raffineurs traditionnels: « La réforme de l'OCM sucre adoptée par le Conseil en 2005 ne permet pas de faire autrement ».

La France, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie se sont opposées à l'ouverture du marché aux importations. Ils ont estimé que la priorité devait être donnée à la production communautaire, c'est-à-dire au sucre hors quota.

Les propositions visent à « répondre au problème du déséquilibre d'approvisionnement des marchés européens avec du sucre », a dit Dacian Ciolos lors de la conférence de presse. Ces mesures permettent à la fois la mise sur le marché de sucre hors quota européen et « l'accès à des sucres d'importation sur la base d'un système d'adjudication, ce qui permettrait d'assurer un meilleur équilibre entre ce qui est vraiment nécessaire sur le marché européen et ce qui peut être importé ». L'application des mesures interviendra dès le début du mois de mars.

En répondant à une question d'un journaliste, qui voit un revirement de la situation par rapport aux décisions sur la réforme puisque l'on propose désormais d'augmenter l'offre après avoir réduit fortement les quantités produites, M. Ciolos a dit que l'objectif de la réforme n'était pas de réduire la quantité de sucre, mais de rendre plus compétitif le secteur, « c'est deux choses différentes ». Actuellement, on est encore dans un régime administré du sucre dans l'UE, même si on va vers plus de compétitivité. Et la réforme de la PAC après 2013 permettra de discuter de « l'étape suivante car on voit que la production européenne de sucre est compétitive sur le marché mondial » (prix européen inférieur au prix mondial). La Commission doit s'assurer d'un équilibre entre l'offre et la demande sur le marché. « Comme la demande est forte, on essaye d'utiliser les éléments d'offre à disposition, d'une manière équilibrée. C'est pourquoi nous proposons la prise en compte du sucre hors quota qu'on a en stock dans l'UE et la possibilité pour les raffineurs d'avoir accès à du sucre brut venant de l'importation ».

Le marché international du sucre est très tendu. Les prix mondiaux sont élevés et de manière assez peu ordinaire, les prix du sucre dans l'UE sont restés inférieurs aux prix mondiaux. La Commission précise que dans le contexte persistant de prix mondiaux élevés, les pays ACP n'exporteront pas vers l'UE les quantités habituelles de sucre brut (2,1 millions de tonnes) du fait de l'attractivité des marchés mondiaux pour eux. La Commission table sur des volumes d'importations en provenance de ces pays inférieurs de 500 000 tonnes à l'habitude. (L.C.)

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