Bruxelles, 22/02/2011 (Agence Europe) - Lancée jusqu'au 31 mars dans un premier temps, la mission Hermes déployée dimanche 20 février par l'agence européenne Frontex réunira 30 experts, 4 avions, 2 hélicoptères et 2 bateaux, a indiqué mardi 22 février le porte-parole de la commissaire aux Affaires intérieures Cécilia Malmström, Michele Cercone. L'Italie fournira les bateaux et dix États membres participeront à cette mission: les moyens aériens seront assurés, aux côtés de l'Italie, par l'Allemagne, la France, Malte, les Pays-Bas et l'Espagne. Ces derniers pays enverront également des experts sur le terrain, avec ici la Suède, l'Autriche, la Belgique, la Roumanie, le Portugal et la Suisse. Une opération dont le montant s'élève à ce stade à « 2 millions d'euros », a encore précisé mardi le porte-parole de Mme Malmström.
Comme Frontex l'avait indiqué lundi 21 février, ces experts aideront l'Italie à interroger les migrants, identifier leurs nationalités et assisteront les autorités pour rapatrier les migrants qui ne bénéficieront pas de la protection internationale. Cette mission, conforme aux besoins exprimés par l'Italie, a dit Michele Cercone, et qui permettra aussi de surveiller la frontière, est en réalité l'anticipation d'une opération qui était déjà prévue cet été en Méditerranée, a expliqué Frontex, ce qui ne signifie pas pour certaines sources qu'il « n'y aura rien cet été » mais plutôt qu'il s'agira « d'une opération plus longue ». L'agence Frontex a également indiqué que cette mission Hermes pourrait être prolongée si besoin. Tous les coûts engendrés par l'opération seront par ailleurs « remboursés » aux États membres par l'agence Frontex, a expliqué mardi Michele Cercone.
Sur le front des arrivées, l'Italie a à nouveau accueilli ces trois derniers jours près de 200 migrants tunisiens et recueilli 43 migrants mardi matin. Mais en ce qui concerne l'autre grande préoccupation de l'Italie, à savoir les conséquences des événements en Libye, « aucun flux d'arrivées en provenance de ce pays » n'a été constaté jusqu'ici, a précisé M. Cercone, ajoutant que la situation restait toutefois imprévisible. Une évaluation et de possibles scénarios devraient d'ailleurs être demandés jeudi 24 février à l'agence Frontex, lors du Conseil des ministres de l'Intérieur de l'UE. (S.P.)