Bruxelles, 18/02/2011 (Agence Europe) - L'agriculture nippone « continue de bénéficier d'une aide publique appréciable », incluant entre autres un taux moyen de droit à l'importation relativement plus élevé que dans les autres secteurs, des contingents tarifaires, un soutien des revenus et un contrôle de la production, note l'OMC dans son dernier rapport d'examen de la politique commerciale du Japon, publié cette semaine. L'OMC note aussi que les accords commerciaux bilatéraux conclus par le Japon avec de grands exportateurs de produits agricoles excluent généralement bon nombre de ces produits. Le secteur manufacturier, lui, reste ouvert et soumis à la concurrence, tandis que certains services demeurent assujettis, entre autres, à des prescriptions de licence et à des restrictions visant l'investissement étranger. Enfin, parmi les mesures non tarifaires appliquées à la frontière, l'OMC relève des prohibitions et restrictions quantitatives à l'importation (comme des contingents d'importation pour certains poissons). Le commerce d'État concerne le tabac en feuilles, l'opium, le riz, le blé et l'orge, ainsi que les produits laitiers. Membre du groupe des pays importateurs net agricoles du G-10 aux côtés de la Suisse, de la Corée du Sud et de la Norvège, le Japon adopte une position défensive sur l'agriculture dans le cadre des négociations de Doha. (E.H.)