Bruxelles, 17/02/2011 (Agence Europe) - En visite au Parlement européen, mercredi 16 février, le chef de la diplomatie polonaise a affirmé que la Pologne « était prête », au cours de sa présidence tournante du Conseil de l'UE au deuxième semestre de cette année, à aider l'Union européenne « aussi dans les affaires qui (…) ne sont pas prévisibles » comme la révolution de jasmin en Tunisie, l'Égypte ou les « élections truquées » au Bélarus. La consolidation du marché intérieur, la Politique de voisinage, l'élargissement et la sécurité, tant en termes énergétiques que de politique de défense, sont les domaines pour lesquels Varsovie « a des plans ambitieux », a déclaré à la presse Radoslaw Sikorski.
Politique de voisinage et Élargissement. Le Partenariat oriental sera « une priorité », mais, au cours de son mandat, Varsovie veillera sur les intérêts de tout le voisinage, a affirmé M. Sikorski. « La stabilité ne peut pas être un critère unique des relations avec nos voisins », a-t-il toutefois estimé. Il a espéré la finalisation des négociations d'adhésion avec la Croatie et des progrès dans les négociations avec d'autres pays, surtout des Balkans occidentaux. Il s'est montré rassurant, soulignant qu'il n'y avait « aucune contradiction » entre le Partenariat oriental et la Russie, qui « s'était exclue elle-même de la Politique de voisinage ». C'est le gouvernement polonais qui a soutenu le mandat de négociation avec la Russie en vue d'un accord de partenariat et de coopération. C'est un document « substantiel et détaillé » et qui donne à la relation UE/Russie une base juridique, a-t-il observé.
Économie et marché intérieur. « La Pologne aimerait être perçue comme une partie de solution permettant à l'UE de sortir de la crise », a précisé M. Sikorski. La croissance économique peut aussi être aidée par la finalisation du marché intérieur et de « bonnes négociations » sur le futur cadre financier pluriannuel de l'UE. À ce propos, M. Sikorski a indiqué que lors de sa présidence, la Pologne serait « gardienne des procédures », de manière « à ne pas préjuger de la décision » concernant les futures perspectives financières.
Sécurité. Varsovie aimerait aussi garantir la sécurité des sources d'approvisionnement en énergie de l'UE. Elle souhaite aussi renforcer la politique commune de sécurité et de défense, espérant par là « initier ce qui peut devenir un nouveau grand chantier d'intégration dans l'UE ». (A.By.)