Bruxelles, 21/01/2011 (Agence Europe) - L'UE doit créer sa propre stratégie en faveur de la région de la mer Noire en vue d'apporter la paix et la stabilité et d'assurer la sécurité énergétique dans la région. Une nouvelle ligne budgétaire de l'UE et davantage de ressources humaines sont nécessaires pour y parvenir. Telle est la teneur du rapport de Traian Ungureanu (PPE, roumain) intitulé « Une stratégie pour la mer Noire ». Le rapport a été adopté jeudi 20 janvier par la plénière du Parlement à Strasbourg.
La stratégie de la mer Noire a besoin d'une ligne budgétaire de l'UE spécifique qui devrait donner la priorité au financement de projets de développement à petite échelle et à la coopération transfrontalière, explique le Parlement dans un communiqué. D'autres priorités devraient consister à stabiliser la région, assurer le respect des droits de l'homme, gérer les migrations, améliorer la sécurité énergétique et promouvoir le développement environnemental et social.
Les députés européens suggèrent également d'accroître la visibilité du plan d'action futur, en tenant régulièrement des réunions ministérielles entre l'UE et les pays de la mer Noire (Bulgarie, Grèce, Roumanie, Turquie, Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, République de Moldavie et Ukraine). La Turquie et la Russie seraient des partenaires souhaitables pour cette coopération régionale, ajoutent-ils.
En ce qui concerne la prévention des conflits, le Parlement suggère que l'UE mette au point un « système d'alerte précoce » qui servirait à renforcer la confiance dans la région et à prévenir l'escalade de la violence. Un tel système mettrait l'accent sur des cas concrets, tels que la divulgation publique des ventes d'armes et les activités navales militaires. Les députés sont particulièrement préoccupés par la prolongation du stationnement de la flotte russe de la mer Noire en Crimée. (G.B.)