Bruxelles, 21/01/2011 (Agence Europe) - À Gödöllö, lors de la réunion informelle des ministres de la Justice, le secrétaire d'État allemand à la Justice, Max Stadler, a renouvelé les préoccupations de son pays quant à la nouvelle loi sur les médias hongroise en rappelant l'attachement de l'Allemagne à la liberté de la presse, un principe « fondamental », et précisant « qu'en ce moment, au Bundestag, nous défendons justement une loi qui renforce la sécurité des journalistes ». Ce projet de loi doit « renforcer leur protection » et la protection de leurs sources, a-t-il clamé en appelant parallèlement la Commission européenne à poursuivre son analyse de la loi hongroise et en se disant « confiant qu'elle sera livrée très rapidement ». Le secrétaire d'État intervenait en marge de la réunion, le dossier n'ayant pas été abordé en tant que tel à Gödöllö et la commissaire Viviane Reding, en charge des droits fondamentaux, n'ayant par ailleurs pas assisté à la réunion, en se faisant représenter par la directrice générale de la DG Justice et Droits fondamentaux. Une absence expliquée par le fait que Mme Reding devait présider une autre réunion importante, selon une source. Interrogé à Bruxelles, son porte-parole Mathew Newman a rappelé la compétence première de Neelie Kroes (Médias) sur cette loi hongroise. À Gödöllö, le ministre hongrois de la Justice Tibor Navracsics a dit qu'une nouvelle lettre de Mme Kroes a été reçue à Budapest: « Nos experts vont y répondre le plus rapidement possible ». (S.P.)