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Bulletin Quotidien Europe N° 10297
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) pe/religion

Le Parlement exige l'intransigeance vis-à-vis des extrémistes

Bruxelles, 19/01/2011 (Agence Europe) - Les députés du Parlement européen ont demandé à la Haute représentante de l'UE pour les Affaires extérieures et la Politique de sécurité, Catherine Ashton, d'avoir une position ferme et intransigeante vis-à-vis des actes de violence religieuse et de combattre activement les attaques contre les chrétiens dans le monde. Ils ont demandé à Mme Ashton de faire pression sur les pays tiers où ces actes de violence ont lieu, notamment en gelant la mise en œuvre des traités bilatéraux conclus entre l'Union européenne et ces pays. Le Parlement espère que l'Union européenne publiera une déclaration ferme et univoque à ce propos lors du prochain Conseil « Affaires générales ». Les députés s'exprimaient en séance plénière à Strasbourg, mercredi 19 janvier, avant le vote d'une résolution ce jeudi.

« L'Union européenne condamne toute forme d'intolérance et de violence pour des convictions religieuses, où que cela se passe », a déclaré Mme Ashton. « Toute attaque à l'encontre de nos valeurs, chaque attentat doit être condamné avec la même véhémence car les droits de l'homme sont universels », a-t-elle poursuivi. « L'Union européenne est prête à renforcer la coopération pour renforcer la lutte et les droits de l'homme » et battre en brèche toute manipulation des extrémistes pour propager l'intolérance, a encore ajouté Mme Ashton. Au nom du PPE, Elmar Brok (PPE, allemand) a souligné l'importance de protéger les minorités chrétiennes qui sont la cible de 70% des attaques d'extrémistes religieux dans le monde. Le PPE demande à l'UE de faire pression concrètement contre les gouvernements des pays où les minorités chrétiennes sont persécutées. Pour le groupe S&D, outre les minorités chrétiennes, ce sont toutes les minorités religieuses qui doivent être défendues ; l'islamophobie doit également être condamnée. Toutes les personnes, toutes les minorités ont le droit d'exercer leur religion dans la paix, a souligné Hannes Swoboda (S&D, autrichien). Intervenant au nom du groupe ADLE, la Néerlandaise Marietje Schaake a également condamné les attaques extrémistes au nom de la religion. La religion ne sera jamais une raison crédible et acceptable pour faire passer les actes terroristes, a-t-elle dit. Au nom du groupe des Verts/ALE, la Française Nicole Kiil-Nielsen a insisté pour que la résolution prenne en compte tous les actes de violence ayant pour motif la religion, y compris si les auteurs ou les victimes sont athées, y compris dans les États membres de l'UE, avec la montée du nationalisme qui stigmatise certaines minorités. Les chrétiens sont sans doute la minorité la plus oubliée, a souligné pour sa part le Polonais Konrad Szymanski au nom de l'ECR. On doit convaincre le monde que la liberté de la chrétienté est de la plus haute importance pour l'UE et qu'il faut qu'elle se fasse respecter. Le Chypriote Kyriacos Triantaphyllides, intervenant au nom du groupe GUE/NGL, a fermement dénoncé les attaques à l'encontre des chrétiens qui se multiplient à Chypre, un pays de l'Union européenne. Plusieurs députés chypriotes ont dénoncé en particulier l'intrusion d'extrémistes turcs lors d'une célébration chrétienne, qui ont obligé le prêtre officiant à se dépouiller de ses vêtements de cérémonie et à interrompre la célébration. L'Europe est historiquement chrétienne et défend les droits de l'homme, a déclaré l'Italien Fiorello Provera pour le groupe EFD. Les actes criminels récents à l'égard des cultes syriaques ne sont qu'un aspect des exactions quotidiennes que subissent les minorités chrétiennes dans le monde, a-t-il estimé. Pour le non-inscrit français Bruno Gollnisch, « on ne peut se contenter de bonnes paroles mais agir ». (I.L.)

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