Bruxelles, 13/01/2011 (Agence Europe) - Les gouvernements des États membres qui sont de plus en plus réticents à transférer davantage de souveraineté nationale vers l'UE « ne remarquent pas qu'ils sont en train de perdre, tous les jours, un petit peu plus de leur souveraineté au profit d'autres acteurs de la mondialisation », notamment les pays émergents, a affirmé l'ancien ministre allemand des Affaires étrangères, Joschka Fischer, lors d'une conférence organisée le 12 janvier par le 'Groupe Spinelli', ce groupe d'action lancé en septembre 2010 par quatre députés européens (Guy Verhofstadt, Daniel Cohn-Bendit, Isabelle Durant et Sylvie Goulard) pour faire face à la résurgence des nationalismes et promouvoir le fédéralisme en Europe (EUROPE n°10216). Au cours de cette décennie, « l'Europe devra devenir mature, qu'elle veuille ou pas » et prendre ses responsabilités politiques et économiques dans un monde en plein changement, a dit M. Fischer. « Pour moi, la seule perspective possible est (de développer) les États-Unis d'Europe. Sinon, nous perdrons notre souveraineté au profit d'autres », a-t-il déclaré. (H.B.)