Bruxelles, 13/01/2011 (Agence Europe) - Le ministre français de l'Agriculture Bruno Le Maire et son homologue slovène Dejan Zidan ont réclamé, mercredi 12 janvier à Paris, la mise sur pied « en urgence » d'un groupe d'experts au niveau européen pour régler la crise du secteur porcin.
« Nous réclamons en urgence la mise en place d'un groupe à haut niveau sur le porc, comme cela avait été fait pour le secteur laitier et qui avait donné d'excellents résultats », a déclaré M. Le Maire. « Comme pour le lait, nous avons besoin de solutions européennes », a-t-il ajouté. La France avait demandé, lors du Conseil des ministres de l'Agriculture de l'UE du 26 octobre 2010, « une intervention vigoureuse » de l'UE en faveur du secteur porcin (EUROPE n° 10244). La Commission européenne avait seulement indiqué qu'elle suivait la situation de près. M. Le Maire avait préconisé des aides aux exportations et des aides au stockage pour soutenir les cours. Belgique, Pologne, Slovénie, Espagne, Hongrie, Danemark, Autriche et Grèce avaient reconnu les problèmes structurels de l'élevage porcin. En France, les producteurs, confrontés à une hausse de l'alimentation animale avec l'envolée des cours des céréales, réclament la hausse des prix payés par les industriels.
Réforme de la PAC. Après l'Autriche, la Hongrie et l'Italie, la Slovénie a également apporté son soutien « officiel » à la position de la France et de l'Allemagne sur la réforme de la PAC après 2013. « Moins de 5 pays ne rallient pas cette position », a précisé Bruno Le Maire. « Au-delà d'une idée commune sur l'agriculture européenne », les deux ministres affirment que l'agriculture est un secteur stratégique pour l'UE, qui a besoin de soutiens publics en particulier dans les zones de montagne. « Nous refusons un modèle agricole unique et mondialisé, sans respect des règles environnementales et sanitaires », conviennent-ils. Dejan Zidan s'est aussi prononcé contre une aide unique à l'hectare identique dans tous les États membres. Une idée qui séduit encore uniquement certains nouveaux États membres, dont la Pologne, mais qui suscite des réserves dans de nombreux pays et au sein de la Commission. (L.C.)