Bruxelles, 13/01/2011 (Agence Europe) - Les ministres et secrétaires d'État aux Affaires européennes de l'UE sont réunis depuis jeudi soir 13 janvier à Gödöllõ, près de Budapest, pour parler essentiellement de la préparation du Conseil européen du 4 février qui sera principalement consacré à l'énergie (et à l'innovation) et du programme de travail de la présidence hongroise. La réunion a commencé jeudi soir par un dîner offert par le ministre hongrois des Affaires étrangères, Janos Martonyi, et se terminera ce vendredi après-midi 14 janvier. Enikõ Gyõri, la ministre déléguée hongroise aux Affaires européennes qui présidera les travaux, a aussi programmé une discussion sur le nouveau rôle du Conseil Affaires générales (CAG) après l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne. Les ministres des Affaires étrangères, on le sait, ont perdu leur rôle central d'antan dans la préparation des Conseils européens au profit du président permanent du Conseil européen qui fixe désormais l'agenda des sommets. Le traité stipule tout de même que le Conseil Affaires générales « assure la cohérence des travaux des différentes formations du Conseil » et qu'il « prépare les réunions du Conseil européen et en assure le suivi en liaison avec le président du Conseil européen et la Commission ». Pour permettre au CAG d'assurer cette tâche de coordination, « de nombreuses questions doivent être clarifiées », estime Mme Gyõri. La présidence hongroise voudrait ainsi aider à diminuer « la tension entre les institutions », affirme la ministre déléguée hongroise. L'ancienne députée européenne souligne aussi l'engagement de la présidence à coopérer étroitement avec le PE surtout en vue de permettre l'adoption des six propositions législatives de la Commission sur le renforcement de la gouvernance économique - l'une des principales priorités de la présidence hongroise - avant fin juin.
Pays candidats invités. Des représentants des pays candidats à l'adhésion (Croatie, Turquie, Islande, ARYM, Monténégro) ont été invités à participer au dîner de jeudi soir. Ceci afin de démontrer l'engagement de l'UE à poursuivre le processus d'élargissement et de rester ouverte aux pays candidats qui sont prêts et capables de mener les réformes internes requises pour respecter les critères d'adhésion, souligne la présidence hongroise. (H.B.)