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Bulletin Quotidien Europe N° 10293
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/social

Les points clés de la compétitivité des entrepreneurs, selon Tajani

Bruxelles, 13/01/2011 (Agence Europe) - Le vice-président de la Commission Antonio Tajani (Industrie) a réuni, jeudi 13 janvier à Bruxelles, autour d'une première table ronde, les représentants des partenaires sociaux européens pour connaître leurs idées, leurs suggestions et leurs critiques sur l'application de la politique industrielle. Une réunion qualifiée par tous les protagonistes de « très positive » et d'« ouverte », portant sur de grands thèmes tels que la standardisation, le Small Business Act (SBA), le dialogue social, la restructuration des grandes entreprises, la formation et avec quelques mots au passage sur FIAT.

À l'issue de la réunion, Antonio Tajani a fait part à EUROPE des points qu'il juge essentiels pour la compétitivité:

(1) l'éducation, point clé pour la compétitivité des entrepreneurs, et les compétences (skills), point clé dans l'éducation. Le vice-président et la commissaire Androulla Vassiliou (Éducation) travaillent de concert pour organiser un grand événement sur l'éducation, qui devrait se tenir au printemps 2011, a-t-il annoncé.

(2) la restructuration des entreprises. Essentiel ici l'engagement dans ce processus des syndicats et des travailleurs. Antonio Tajani s'est dit « convaincu que, pour que l'on ait une politique industrielle compétitive à l'époque de la globalisation, il faut que tout le monde s'engage, pas seulement les entrepreneurs mais aussi les travailleurs, les familles, les institutions locales et tout ce qui tourne autour de l'entreprise. Face à la globalisation, il faut une internationalisation des PME ».

(3) le marché. « Ce que je pense, c'est que la ligne directrice s'appelle économie sociale de marché. Le marché est le point clé. Il est l'instrument pour faire une politique sociale. C'est le Traité de Lisbonne. C'est ma position personnelle, même avant le Traité de Lisbonne ! C'est pour cela que je suis fortement engagé ».

(4) FIAT. « Ce qui s'est passé en Italie, c'est un bon modèle de dialogue social ». Pour ce qui concerne Pomigliano et Mirafiori, il y a eu un accord avec tous les syndicats sauf la FIOM. Un référendum s'est tenu ce jeudi chez Mirafiori auquel les travailleurs ont dit oui. « Je pense que si on veut défendre la production, le point clé pour la compétitivité - sans compétitivité on ne peut pas défendre des postes de travail - c'est d'essayer d'améliorer la situation de l'entreprise avec l'engagement de tout le monde au dialogue social ».

(5) les investissements étrangers sont les bienvenus mais « je suis contre le protectionnisme. Il faut contrôler si derrière ces investissements étrangers ne se cache pas ce qu'il convient d'appeler 'le vol de know how'. C'est pour cela que je pense à un système semblable à celui des États-Unis. Il y a une différence entre protectionnisme et protection du système. Je veux protéger le système, les emplois car s'il n'y a pas d'entreprise, il n'y a pas d'emplois ».

Philippe de Buck, directeur général de BusinessEurope, s'est félicité de ce que cette première table ronde sera suivie par d'autres, tous les trois-quatre mois comme annoncé par M. Tajani, au rythme de chaque nouvelle communication comme ce qui se prépare avec Mme Vassiliou. Par ailleurs, Philippe de Buck a souligné « le grand travail fait avec les syndicats ». Patronat et syndicats ne sont pas d'accord sur tout. BusinessEurope est prêt à reprendre les discussions mais pas à renégocier. Les textes existent: les comités d'entreprise européens, ou encore la directive information/consultation, a ajouté M. de Buck.

John Monks, secrétaire général de la CES (syndicats européens) s'est félicité du lancement de l'engagement des partenaires sociaux dans cet aspect du travail européen. « La CES est très enthousiaste de voir que l'Europe va s'investir à fond dans les infrastructures et les technologies durables et dans l'amélioration de sa gestion des restructurations ».

Pour Andrea Benassi, secrétaire général de l'UEAPME (artisanat et PME), cette table ronde est un premier pas vers la mise en œuvre de la politique industrielle dont la révision sera présentée à la fin du mois. « C'est une chance extraordinaire pour mettre la politique des PME au centre de la politique industrielle ».

M. Benassi s'est félicité de ce que les discussions sur le dossier « énergie » se soient concentrées sur le côté « recherche » parce que « sans recherche on ne peut pas travailler sur le renouvelable ». « Nous avons aussi un intérêt direct, pas seulement civil ». En ce qui concerne la standardisation, Andrea Benassi a souligné la nécessité d'accorder plus d'attention aux PME dans le domaine commercial. Et de conclure: « L'appréciation de la communication sur la politique industrielle a été générale. Seules quelques petites remarques ont été formulées pour mieux l'adapter ». (G.B.)

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