Bruxelles, 13/01/2011 (Agence Europe) - Le Parti populaire européen (PPE) est sorti mercredi 12 janvier de sa réserve sur le projet de loi, controversé lui-aussi, de la Hongrie d'octroyer le droit de vote aux minorités d'origine hongroise vivant à l'étranger. Un projet qui irrite notamment la Slovaquie, où la minorité hongroise représente 10% de la population, et qui a fait l'objet de critiques du président du groupe au PPE, le Français Joseph Daul, jugeant « hors de question » que l'on puisse accorder ces droits de vote à des Hongrois de souche qui auraient une autre nationalité, slovaque ou roumaine par exemple, a expliqué son porte-parole Antoine Ripoll. En revanche, selon M. Ripoll, la question est différente en « cas de double nationalité » et sur ce point, le chef du PPE « n'a pas fait de commentaires ». En tout cas, précise M. Ripoll, M. Daul n'a pas appelé à ce stade à retirer le projet de loi du gouvernement, modérant ainsi les propos de M. Daul relatés mercredi par l'AFP. « Sur la question d'un citoyen d'origine hongroise mais d'une autre nationalité pouvant voter en Hongrie, pour nous la réponse est non en effet » mais sur « les situations de double nationalité, les choses sont différentes », a précisé le porte-parole.
Une réponse qui illustre en tout cas l'embarras du groupe quant aux débuts hautement controversés de la présidence hongroise de l'UE, attaquée déjà sur sa nouvelle loi sur les médias et mise en cause également sur l'exposition qu'elle organise actuellement dans les bâtiments du Conseil. Une exposition qui met notamment en avant une carte de l'empire des Habsbourg en 1848 mais qui, selon un porte-parole de la présidence, ne doit pourtant aucunement être considérée comme une « nostalgie de la Grande-Hongrie ». (S.P.)