Bruxelles, 29/11/2010 (Agence Europe) - L'UE n'a pas souhaité réagir lundi 29 novembre à la divulgation par WikiLeaks (à travers cinq grands journaux) de plusieurs centaines de milliers de rapports réservés du département d'État américain qui reprennent les analyses et commentaires parfois très embarrassants émis par des diplomates et hauts fonctionnaires américains sur des dossiers internationaux importants et même sur des dirigeants de certains pays. « Nous prenons note de ces rapports mais nous n'avons pas de commentaire particulier à faire », s'est limitée à dire la porte-parole de Catherine Ashton, le Haut représentant de l'UE pour les Affaires étrangères. Si Nicolas Sarkozy, Silvio Berlusconi ou Angela Merkel font l'objet de commentaires peu flatteurs dans certains mémos publiés lundi, les principaux dirigeants de l'UE - Herman Van Rompuy, José Manuel Barroso ou Catherine Ashton - ne sont, à première vue, pas mentionnés dans les documents publiés jusqu'ici.
« Le 11 septembre de la diplomatie mondiale ». Entre-temps, le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, s'est dit très inquiet de l'impact de cette affaire sur les relations de confiance entre États. « Ce sera le 11 septembre de la diplomatie mondiale », est-il cité dans la presse italienne. M. Frattini a aussi affirmé que la publication des documents relevait d'une « activité criminelle » qui a déjà fait l'objet de poursuites dans certains pays. « J'espère que les magistrats italiens vont à leur tour se pencher sur cette question », a dit le ministre italien. (H.B.)