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Bulletin Quotidien Europe N° 10266
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/climat

Progresser à Cancún est une nécessité absolue

Bruxelles, 29/11/2010 (Agence Europe) - De la volonté politique et du concret. Connie Hedegaard, commissaire européenne à l'Action pour le climat, n'a de cesse de rappeler ces deux exigences, décisives selon elle, pour que les 192 parties réunies à Cancún (COP 16-29 novembre 10 décembre) fassent de cette conférence climatique un succès. S'exprimant lundi 29 novembre à Bruxelles, le jour où débutait la COP 16, la commissaire a réitéré la volonté de l'UE que Cancún débouche sur « un paquet équilibré de décisions pour maintenir la dynamique des négociations » et permettre la conclusion d'un accord climatique mondial ambitieux et juridiquement contraignant en 2012 à Johannesburg. Ces décisions devront porter sur le financement de l'aide promise aux pays en développement pour appuyer leurs efforts d'adaptation et d'atténuation, les transferts de technologies, la transparence des réductions d'émissions (MRV), la lutte contre la déforestation. « Les éléments de ce paquet ne posent aucun problème aux États-Unis, même si la loi climat n'est pas passée au sénat », a précisé la commissaire. Avec la Chine, c'est sur la transparence, qu'il faudra progresser.

Le changement climatique étant « un défi majeur, toujours d'actualité », le message de l'UE pour Cancún tient en peu de mots. « Il est absolument indispensable de montrer que Cancún doit nous permettre d'avancer », a indiqué Mme Hedegaard. Faute de quoi, la communauté internationale court le risque d'être confrontée à « une perte de patience à l'égard du processus des Nations unies. Or, nous n'avons pas d'alternative. Il faut faire avec ce qu'on a. C'est dans cet esprit que nous allons à Cancún », a-t-elle dit.

Mme Hedegaard a insisté sur le caractère « absolument capital » du financement à mise en œuvre rapide pour lequel l'UE a promis 7,2 milliards d'euros sur trois ans (2010-2012). « Nous allons respecter cette promesse. Cette année, nous sommes à 2,2 milliards d'euros, il faut encore 200 millions d'euros. J'ai encouragé les gouvernements à consentir les derniers efforts pour qu'on puisse engager les derniers millions », a-t-elle déclaré, assurant que l'an prochain, « les 7,2 milliards promis seront engagés ». Et si l'Afrique a rejeté à Tripoli le projet de déclaration UE/Afrique sur le climat, la commissaire est confiante car « nous comprenons parfaitement pourquoi un résultat positif est essentiel pour l'Afrique ». La commissaire a également insisté sur la nécessité de s'entendre, à la COP 16, sur le traitement à réserver aux surplus d'air chaud' (les fameux UQA ou AAU en anglais) après 2012. Et d'avertir: « Si nous continuons à transférer 11 millions de tonnes de CO2 sur la prochaine période d'engagement, cela minera toute nouvelle action ». Et si l'UE n'a pas de position unie sur la question, elle estime qu'il ne faut pas en faire état mais profiter des avancées de Cancún pour régler ensuite le problème interne à l'UE.

La préférence de l'UE va toujours à un 'instrument juridique unique', mais l'UE est disposée à accepter sous conditions une deuxième période d'engagements du Protocole de Kyoto. « Il serait déraisonnable pour l'UE de dire: 'à mort Kyoto' » car l'objectif contraignant et unilatéral de l'UE de 20% à l'horizon 2020 se fonde sur le Protocole de Kyoto, a fait observer Mme Hedegaard. C'est pourquoi elle juge « indispensable de maintenir la pression sur les autres partenaires pour qu'ils nous emboîtent le pas ». (A.N.)

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