Bruxelles, 15/11/2010 (Agence Europe) - Amnesty international presse les gouvernements européens de rendre justice aux victimes des programmes de restitutions illégales et de détentions secrètes menés par l'Agence centrale du renseignement (CIA) et qui se sont traduits par des disparitions forcées, des actes de torture et des mauvais traitements infligés à certaines personnes. « Les gouvernements des États membres ont l'obligation légale de veiller à répondre pleinement de leurs actes pour ces atteintes aux droits humains », a indiqué lundi 15 novembre Nicolas Beger, directeur du Bureau européen d'Amnesty International, à l'occasion de la publication d'un nouveau rapport. Ce dernier, intitulé « Open secret: Mounting evidence of Europe's complicity in rendition and secret detention », rassemble les derniers éléments mettant en lumière la complicité d'États européens dans les programmes mis en place par la CIA dans le cadre de la lutte contre le terrorisme au lendemain des attentats du 11 septembre 2001. Des enquêtes sur ces pratiques ont été engagées ou sont en cours dans des pays comme l'Allemagne, l'Italie, la Lituanie, l'Ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM), la Pologne, la Roumanie, le Royaume-Uni et la Suède. « La situation évolue lentement, certains pays ayant en effet initié des investigations, mais beaucoup reste à faire », estime M. Beger. (B.C.)