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Bulletin Quotidien Europe N° 10256
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/birmanie

L'UE salue la libération de Aung San Suu Kyi

Bruxelles, 15/11/2010 (Agence Europe) - Aung San Suu Kyi, l'icône de l'opposition birmane libérée le 13 novembre après plus de sept années consécutives passées en résidence surveillée, doit venir le plus rapidement possible au Parlement européen pour récupérer en personne le 'Prix Sakharov' que le PE lui avait accordé en 1990, demande le groupe socialiste (S&D) au Parlement. « Il est grand temps qu'on lui permette de venir chercher ce prix », estime l'eurodéputée belge Véronique De Keyser qui demande que les autorités birmanes garantissent que l'opposante puisse librement quitter et regagner le pays. « Aung San Suu Kyi sera très probablement invitée à parler devant le Parlement européen dans les prochains jours », indique un communiqué du groupe S&D du 14 novembre. Les socialistes espèrent que les autres groupes politiques au PE soutiendront l'idée d'envoyer une délégation parlementaire à Rangoon pour remettre l'invitation du PE en main propre. Pour l'instant, il s'agit d'une « initiative » de Mme De Keyser qui n'a pas encore fait l'objet d'une concertation avec les autres groupes, expliquait-on lundi dans l'entourage de l'eurodéputée belge. « Ce sera fait dans les prochains jours ».

Appel à la libération de tous les prisonniers politiques. Les réactions des institutions européennes étaient évidemment très positives après l'annonce de la libération d'Aung San Suu Kyi. Herman Van Rompuy estime que l'opposante « a le droit à la liberté et le régime birman doit respecter ce droit ». « Aung San Suu Kyi est un symbole pour la liberté d'expression, les droits de l'Homme et la démocratie. J'espère que son combat politique pourra maintenant continuer et que la démocratie pourra voir le jour en Birmanie », a dit le président permanent du Conseil européen. José Manuel Barroso a, lui aussi, insisté sur le fait que Mme Aung San peut désormais bénéficier d'une « liberté de mouvement et de parole illimitée » et participer « pleinement » au processus politique de son pays. Le président de la Commission demande aussi que tous les autres prisonniers politiques en Birmanie soient libérés sans conditions. Jerzy Buzek, le président du PE, espère que la libération est « un premier pas important vers un changement politique » en Birmanie. Catherine Ashton a lancé un appel à la junte birmane pour qu'elle profite de la libération de la figure de proue de l'opposition pour « entamer un dialogue », y compris avec Aung San Suu Kyi, en vue d'une « réconciliation nationale ». Guy Verhofstadt, le chef du groupe libéral (ADLE) au PE, demande à la Chine de prendre exemple sur la Birmanie. « Tous les pays qui étouffent les libertés et droits de l'Homme seront confrontés tôt ou tard aux conséquences. Que la libération d'Aung San Suu Kyi serve d'exemple et de signal pour la Chine afin qu'elle libère le Prix Nobel de la Paix Liu Xiaobo », a déclaré M. Verhofstadt. (H.B.)

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