Bruxelles, 10/11/2010 (Agence Europe) - À l'initiative de la Mission de la Suisse auprès de l'UE s'est tenu, mardi 9 novembre à Bruxelles, un débat sur la démocratie directe réunissant des intervenants du Parlement européen et du Conseil national, la chambre basse de l'Assemblée fédérale de la Confédération helvétique. Cet événement se plaçait dans la perspective de l'initiative citoyenne européenne (ICE) introduite par le Traité de Lisbonne. Ouvrant la séance, l'ambassadeur de la Suisse auprès de l'UE, Jacques de Watteville, a indiqué que, selon certains observateurs, l'ICE, qui comporte de nombreux garde-fous, était nettement moins ambitieuse que le système référendaire helvétique. Les différents intervenants ont ensuite débattu de la démocratie directe comme instrument d'affaiblissement ou de renforcement des principes démocratiques. Reconnaissant la profonde 'déconnexion' entre les institutions européennes et le citoyen, la vice-présidente libérale du PE, Diana Wallis, a fait valoir que l'ICE constituait « un grand pas en avant pour les citoyens européens ». Nous avons besoin de quelque chose de plus « moderne » que le système actuel, a-t-elle fait valoir en substance, à savoir le maintien de ce dernier assorti d'une touche de démocratie directe qu'apportera l'ICE ainsi qu'une plus grande implication des parlements nationaux. Ce débat était le premier d'une série que la Mission de la Suisse entend organiser sous l'intitulé « Partners in Dialogue ». (O.L.)