Bruxelles, 10/11/2010 (Agence Europe) - Les priorités de la nouvelle stratégie commerciale de l'UE, présentée le 9 novembre par le commissaire au Commerce Karel De Gucht (EUROPE n° 10253), reflètent les préoccupations de l'opinion publique dans l'UE, évaluées par une enquête Eurobaromètre dont EUROPE dévoile les principaux résultats, rendus publics mercredi par la Commission européenne.
Globalement, les deux tiers (65%) des citoyens européens (26 635 personnes dans 27 États membres ont été interrogées entre août et septembre) ont le sentiment que l'UE bénéficie largement du commerce international. C'est dans les pays de tradition libre-échangiste (Danemark, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suède) que ce sentiment est le plus fort. Dans l'ensemble, les citoyens conviennent que le choix offert et le moindre coût des produits en constituent les grands avantages.
La moitié des Européens connaissent l'origine des produits et des services qu'ils achètent. Ils y sont davantage sensibles pour certains articles (62% pour les denrées alimentaires) que pour d'autres (44% pour les produits de haute technologie). Si l'origine influence les décisions d'achat de près d'un tiers des Européens, ceux-ci ne sont majoritairement pas prêts (53%) à payer plus pour des produits ou des services provenant de leur pays, contre 41% qui déclarent l'inverse. Finlande, Suède, Danemark, France et Royaume-Uni sont les pays où l'on est le plus disposé à dépenser plus pour des produits nationaux.
Pour une majorité relative d'Européens, l'UE est le principal acteur mondial dans le commerce international. Près de deux tiers des personnes interrogées pensent que les produits et les services européens sont compétitifs par rapport à ceux des pays tiers. Les citoyens européens sont toutefois moins confiants quant au futur rôle de l'UE dans le commerce mondial, puisque 45% d'entre eux pensent que l'UE sera, à l'avenir, une puissance économique de second rang, et 70% estiment qu'il profitera aux économies émergentes.
Enfin, en moyenne, plus de six Européens sur dix considèrent que la future politique commerciale de l'UE devrait mettre la priorité sur la création d'emplois (61%). Ce pourcentage est encore plus élevé à Chypre, en Espagne, en Grèce, en Hongrie, en Slovaquie et au Portugal. (E.H.)