Bruxelles, 29/10/2010 (Agence Europe) - Le rapport sur la gouvernance économique de l'Europe a été « largement court-circuité par la prise de position de Nicolas Sarkozy et d'Angela Merkel lors du sommet franco-allemand du 18 octobre 2010, où ils ont exprimé leur propre vision de la gouvernance économique », estime vendredi 29 octobre le groupe GUE/NGL au Parlement européen après les résultats du Conseil européen.
Les règles budgétaires plus strictes prévues « impliquent une modification du traité que nous considérons inacceptable car elle mène à la restriction des garanties démocratiques des États membres à travers la suspension de leur droit de vote ». Le groupe GUE/NGL demande l'introduction dans le traité d'une « clause de progrès social ». Les décisions sur le renforcement et l´automatisme des sanctions économiques pour les pays qui ne respectent pas le Pacte de stabilité montrent que les dirigeants européens « sont très loin des préoccupations des citoyens européens qui souffrent déjà des mesures d'austérité imposées par leurs gouvernements », selon ce groupe. (L.C.)