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Bulletin Quotidien Europe N° 10235
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/transport

Réactions mitigées sur l'accord trouvé à l'OACI

Bruxelles, 13/10/2010 (Agence Europe) - Malgré une satisfaction générale du fait que l'OACI (Organisation de l'aviation civile internationale) est parvenue à un accord sur la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre de l'aviation civile (EUROPE n° 10233), la réaction des acteurs aéronautique et environnemental sur les résultats de cet accord reste mitigée. Dans un communiqué publié lundi 11 octobre, le rapporteur du Parlement européen sur le système européen d'échange de quotas d'émissions (ETS), Pieter Liese (PPE, allemand), a appelé à la recherche d'une nouvelle approche en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le secteur aérien. M. Liese a notamment estimé que l'OACI n'était parvenue à aucune « avancée substantielle » dans la réduction des émissions dans l'aviation. « Les négociations à l'OACI ont duré 13 ans » et les émissions du secteur « augmentent », a-t-il déploré. Et de proposer qu'un nouvel accord soit négocié au sein de la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique (UNFCCC). Si la Chine ou l'Inde réussissent à bloquer les négociations dans le cadre de cette convention, l'UE devrait « étendre le système ETS bilatéralement aux pays tiers », a-t-il estimé, en précisant que, grâce à son système, l'UE a donné « un bon exemple » de la lutte contre le changement climatique. L'Organisation des fournisseurs des services de navigation de l'aviation civile (CANSO) a fait écho aux propos de l'industrie en demandant que l'effort en vue de réduire les émissions soit soutenu à un degré plus élevé. « Nous sommes contents que 190 États à l'OACI aient reconnu la vision de l'industrie aéronautique pour une croissance sobre en carbone à partir de 2020 » et « une réduction de 50% des émissions d'ici 2050, par rapport 2005 », a déclaré le directeur général de CANSO, Graham Lake. Il a salué « le premier pas et le moment historique » que représentait le compromis négocié dans l'aviation civile. En revanche, il a estimé que le secteur « de la gestion du trafic aérien en particulier » avait besoin « d'une assistance gouvernementale plus grande » pour obtenir des objectifs ambitieux. « Une volonté politique plus grande est nécessaire » pour outrepasser les barrières institutionnelles existantes, a-t-il insisté en plaidant pour le renforcement de la coopération civilo-militaire et celle entre les ministères du transport et de la défense pour un usage plus flexible de l'espace aérien et une meilleure conception de l'espace aérien. Transport & Environment (T&E) et Aviation Environment Federation (AEF) ont estimé que des mesures supplémentaires devraient être prises pour renforcer le système ETS. Ces deux organisations ont surtout mis en garde contre l'exemption prévue pour les pays dont les compagnies aériennes n'atteignent pas 1% du marché mondial (EUROPE n°10233). « L'UE avait déclaré qu'elle s'engagerait constructivement dans la discussion sur ces exemptions » ainsi que sur l'exclusion du système ETS du « trafic entrant » dans l'UE, font valoir T&E et AEF dans un communiqué conjoint. Et de prévenir que l'exclusion du système ETS des vols vers l'UE diminuerait de 40% le volume d'émissions couvertes par ce mécanisme. (A.By.)

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