Bruxelles, 11/10/2010 (Agence Europe) - La Commission européenne est confiante de l'imminence d'un accord final sur le contrat gazier entre la Pologne et la Russie, qui prévoit le prolongement jusqu'en 2037 et l'augmentation jusqu'à 10,3 milliards de mètres cubes par an des fournitures de gaz russe à la Pologne, ainsi que le prolongement jusqu'en 2045 du transit par le territoire polonais du gaz russe destiné à l'Europe de l'Ouest. Des experts polonais et russes, ainsi que de la Commission, doivent de nouveau se réunir « dans les dix prochains jours » pour discuter des amendements à apporter au contrat gazier russo-polonais, de manière à garantir sa conformité avec la législation européenne, a annoncé, lundi 11 octobre, Marlene Holzer, porte-parole du commissaire européen à l'Énergie Günther Oettinger. « Nous sommes confiants que nous trouverons un bon compromis pour tous, la Pologne, la Russie et la Commission », a assuré Mme Hozler, précisant que la dernière réunion à trois, fin septembre, avait permis de faire « un grand pas » vers un accord final.
Analysant, à la demande de Varsovie, le contrat négocié au printemps entre la Pologne et la Russie pour prolonger les fournitures de gaz russe ainsi que leur transit par le territoire polonais, la Commission avait émis des réserves quant à sa validité au regard de la législation européenne, notamment en ce qui concerne l'accès à des tarifs équitables de l'infrastructure de transit, le gazoduc Iamal, à tous les opérateurs autres que son propriétaire, la firme EuRoPol Gaz, propriété des énergéticiens polonais PGNiG et russe Gazprom.
Pour éviter toute perturbation des fournitures russes de gaz russe destinées à la Pologne et transitant par son territoire dans les semaines à venir, le temps presse désormais pour un accord final, puisque l'actuel contrat gazier arrive à son terme aux alentours du 20 octobre.
L'ECR pour des orientations claires en matière de sécurité énergétique - Le président du groupe ECR au Parlement européen, le Polonais Michal Kaminski, a soumis lundi à la Commission une question écrite sur le contrat russo-polonais et, dans une perspective plus large, sur la sécurité énergétique. « La Commission a raison de se préoccuper de l'impact de ce contrat bilatéral qui pourrait avoir des conséquences plus larges pour l'énergie et la sécurité politique à travers l'UE », commente M. Kaminski dans un communiqué. Le député polonais s'interroge notamment sur les conditions posées par la Commission pour qu'elle accepte le nouveau contrat gazier russo-polonais. M. Kaminski se demande également si certaines dispositions du contrat pour le gazoduc Nordstream ne menace pas de compromettre la sécurité énergétique de l'UE. Enfin, il se demande sur quelles orientations la Commission s'appuie pour évaluer les contrats énergétiques bilatéraux. (E.H.)