Bruxelles, 11/10/2010 (Agence Europe) - Les ministres européens en charge des questions de compétitivité ont réservé lundi 11 octobre, à Luxembourg, un bon accueil à la présentation anticipée, par la Commission européenne, de la communication du 27 octobre prochain sur l'Acte sur le marché unique. Cette communication sera accompagnée de 50 propositions.
Le Conseil Compétitivité a retenu plusieurs priorités lors de ce débat, comme l'économie des services, l'agenda numérique (commerce électronique, marchés publics électroniques, signature électronique), le changement climatique, ou encore la réduction de la bureaucratie. « Nous sommes d'accord avec ces priorités qui se retrouveront dans les deux grands chapitres du single market act », a dit Michel Barnier, le commissaire européen au Marché intérieur.
« Le marché intérieur est crucial pour notre croissance », a déclaré la France, qui a ajouté que l'absence de convergence fiscale « constitue une entrave croissante au bon fonctionnement du marché intérieur ». Il faut aussi adapter le marché intérieur au monde d'aujourd'hui (économie numérique) et ouvrir nos marchés (mondialisation) dans un esprit de réciprocité, par exemple pour les marchés publics. La délégation italienne a insisté sur le besoin de lutter contre la contrefaçon ; et Michel Barnier, le commissaire européen, a promis qu'il présenterait un plan de lutte contre le piratage et la contrefaçon couvrant divers aspects (nouvelles technologies pour détecter les faux, formation des agents, coopération avec les pays tiers, notamment africains…).
La Finlande et même la France ont insisté sur le besoin de réduire la fragmentation qui existe sur le marché intérieur. La Roumanie, notamment, a souligné le besoin d'avoir une politique industrielle durable.
L'Estonie a souhaité un contexte plus favorable aux PME et insisté sur la création du marché intérieur du numérique. La Lettonie a remarqué le besoin d'alléger la charge administrative des entreprises et estimé que le politique de cohésion doit renforcer les investissements dans les infrastructures. Les Pays-Bas ont souhaité un acte sur le marché unique qui soit « ambitieux et réaliste » et évoqué les priorités suivantes: développement du marché du numérique, poursuite de l'intégration du marché des services, avènement rapide d'un brevet européen et des règles efficaces en matière de marchés publics.
L'Espagne et les Pays-Bas ont salué la présentation de M. Barnier, notamment sur les 2 points de croissance que l'UE pourrait gagner rien qu'en procédant aux ajustements des normes du marché intérieur.
Le Danemark a dit qu'il faut « tordre le coup au mythe selon lequel le marché unique menace certaines catégories vulnérables de nos concitoyens ». Les priorités danoises sont les suivantes: rendre plus attrayants les investissements en Europe, y attirer les capitaux à risque et parvenir à une économie européenne durable. Le marché unique est « la base, la plateforme de l'économie européenne », a conclu Michel Barnier. Il faut aussi tirer les leçons de la crise, a ajouté le commissaire, pour que « les marchés financiers dont nous avons besoin soient remis en ordre », pour que ces marchés soient au service de l'économie réelle. (L.C.)