Bruxelles, 22/07/2010 (Agence Europe) - « Pour garantir la cohésion territoriale, principe que le Traité de Lisbonne désigne comme l'un des objectifs politiques de l'UE, il nous faut œuvrer pour assurer une mise en cohérence et une meilleure complémentarité entre l'ensemble des actions politiques sectorielles de l'UE. Avant d'envisager des mesures correctrices ou compensatrices, il faut anticiper les conséquences que la nouvelle législation aura sur les territoires et les communautés locales. C'est pourquoi, le Comité estime nécessaire de soumettre toutes les grandes réformes des politiques européennes, dont celle de la PAC, à des études d'impact territorial », a affirmé la présidente du Comité des Régions (CdR), Mercedes Bresso, dans son intervention devant la conférence sur l'avenir de la PAC après 2013 (EUROPE n° 10184).
Mercedes Bresso a insisté sur le fait que de telles études ne sauraient se cantonner au seul compartiment « développement rural » de la PAC - dont les effets sur les territoires locaux sont évidents -, mais devraient également concerner le volet de cette politique qui traite au premier chef de la production agricole. Les activités agricoles ont une grande incidence sur les communautés locales qu'il convient par conséquent de faire entrer en ligne de compte dès lors que l'on se propose de modifier les effets de la PAC sur ce secteur économique. Mme Bresso a également réaffirmé la position du Comité pour qui il convient d'harmoniser davantage la PAC et la politique de cohésion afin de maximaliser leur efficacité.
Adopter une approche fondée sur la gouvernance à multi-niveaux - européen, national, régional - est une condition indispensable à une refondation réussie de la PAC après 2013 et permettrait d'accroître fortement les bénéfices de la PAC pour les communautés locales, a ajouté Mercedes Bresso. « Les régions et les communautés rurales ne peuvent plus se contenter du seul statut de co-financeur des programmes de la PAC: il convient également de leur donner un rôle actif dans leur conception, leur mise en œuvre et leur gestion. Une refondation réussie de la politique agricole commune requiert que l'échelon régional, voire local, soit associé à tous ses aspects », a déclaré la présidente Bresso.
Enfin, Mme Bresso a rappelé les principaux messages de l'avis d'initiative sur le futur de la PAC (adopté il y a un mois), parmi lesquels le fait que la future PAC: (1) doit garantir un traitement équitable des productions et des territoires, grâce à un ensemble plus souple de dispositifs de soutien, (2) doit encourager et valoriser les pratiques et les systèmes de production les plus respectueux de l'environnement et des ressources naturelles, (3) prendre en compte l'emploi dans chaque exploitation agricole. (G. B.)