Bruxelles, 22/07/2010 (Agence Europe) - Le Conseil européen de la sécurité routière (ETSC) a critiqué la « faiblesse » du plan d'action sur la sécurité routière présenté par la Commission européenne mardi 20 juillet (EUROPE n° 1085). Dans un communiqué publié le même jour, l'ETSC déplore que les mesures proposées par la Commission n'aillent pas suffisamment loin pour réaliser l'objectif affiché de réduire de moitié, d'ici 2020, le nombre de tués dans les accidents routiers. « Si l'UE veut atteindre son objectif de 2020, (si elle veut) maintenir et construire sa réputation de leader mondial de la sécurité routière, ce programme doit être renforcé et traduit d'urgence en une action déterminée », a estimé dans le même communiqué le directeur exécutif de l'ETSC, Antonio Avenso. L'Organisation regrette notamment que le plan d'action ne prévoie pas une « feuille de route » avec un schéma de performances qui permettrait de mesurer les progrès réalisés. Elle regrette aussi qu'aucune action n'ait été prévue pour répondre aux dangers émergents tels que l'usage des drogues, l'utilisation des téléphones portables, la fatigue ou le manque de concentration. La problématique de la sécurité routière liée au travail n'a même pas été abordée, regrette l'association. Elle reproche aussi à la Commission de ne pas avoir hiérarchisé les actions permettant de répondre aux causes les plus fréquentes des accidents routiers, comme la vitesse excessive, la conduite sous l'influence de l'alcool et le non usage des ceintures. La Commission « rate certains gains faciles » qu'elle pourrait obtenir en recommandant l'usage obligatoire des ceintures de sécurité sur tous les sièges du véhicule (passagers arrière et avant), estime l'ETSC. L'association recommande aussi d'introduire un taux d'alcoolémie uniforme (de 0,2 g/l) pour les conducteurs novices et les chauffeurs professionnels. (A.By.)