Bruxelles, 28/06/2010 (Agence Europe) - 12 milliards d'euros engagés pour l'ensemble des pays en développement l'an dernier (9% du budget total de l'UE), mobilisation probante des nouveaux instruments mis en place pour faire face à la crise et au changement climatique, poursuite des efforts entrepris pour améliorer l'efficacité de l'aide de la Commission: à en croire le dernier rapport de la Commission européenne sur les politiques de l'Union en matière de développement et d'aide extérieure et leur mise en œuvre en 2009, publié lundi 28 juin, l'UE n'a pas à rougir de ses performances, que du contraire.
La Facilité alimentaire de l'UE, mise en place à la fin de 2008, a fourni une réponse rapide et efficace à l'insécurité alimentaire. Sur le milliard d'euros dont elle était dotée, 837 millions étaient alloués fin 2009. L'Instrument « Vulnérabilité FLEX » a permis d'engager 236 millions d'euros au titre du mécanisme dit « V Flex » pour aider onze pays d'Afrique, trois de la Caraïbe et un pays du Pacifique à réduire les pénuries de crédits dans leurs budgets gouvernementaux.
Outre les 35 millions d'euros alloués à l'Alliance mondiale pour la lutte contre le changement climatique pour soutenir les pays pauvres les plus vulnérables à ce phénomène, l'UE s'est engagée en décembre sur un financement annuel à démarrage rapide (« fast-start ») de 2,4 milliards d'euros sur trois ans (2010 à 2012) pour l'adaptation et les mesures d'atténuation dans les pays en développement. La Commission a également entrepris un examen à mi-parcours de ses programmes de coopération et des allocations financières pour les adapter en tenant compte des progrès réalisés à ce jour.
Pour mettre en oeuvre le programme d'action d'Accra pour l'efficacité de l'aide, la Commission s'est concentrée sur la démonstration de résultats concrets et mesurables dans trois domaines prioritaires: l'utilisation accrue des systèmes nationaux comme première option pour canaliser l'aide bilatérale, la mise en œuvre de la division du travail entre bailleurs de fonds, et l'amélioration de la qualité de la coopération technique.
Selon l'évaluation d'impact des actions de la Commission, la performance des projets de coopération au développement s'est améliorée en 2009: 94% des projets sont désormais évalués positivement.
Sur les 12 milliards engagés en 2009, les fonds ont été répartis comme suit: plus de 2 milliards d'euros pour les pays européens (pays d'Europe orientale et les pays de préadhésion), 618 millions d'euros pour l'Afrique du Nord, 3,9 milliards d'euros pour l'Afrique (sud du Sahara), 669 millions d'euros pour le Moyen-Orient, près de 1,4 milliard d'euros pour l'Asie du Sud, l'Asie centrale et l'Extrême-Orient, 899 millions d'euros pour l'Amérique latine, 89 millions d'euros pour l'Océanie et 2,1 milliards d'euros pour l'aide non attribuée et multilatérale.
En termes de répartition sectorielle, les infrastructures sociales (éducation, santé, population et santé reproductive, gouvernement et société civile et autres infrastructures sociales) se sont taillé la part du lion (34% de la coopération au développement de la Commission) avec des engagements d'environ 4 milliards d'euros ; 1,7 milliard d'euros (14%) a été alloué aux secteurs de la production (agriculture, forêts, pêche, industrie, mines, construction, commerce et tourisme) et 1,2 milliard d'euros (11%) aux infrastructures économiques et aux services (transport, communication, énergie, banque et services financiers et d'affaires).
En 2009, la Commission a engagé plus de 2,4 milliards d'euros d'aide à la coopération extérieure sous la forme d'appui budgétaire. (A.N.)