Bruxelles, 28/06/2010 (Agence Europe) - La Turquie et l'UE devraient ouvrir, mercredi 30 juin, un chapitre supplémentaire dans les négociations d'adhésion: sécurité alimentaire et questions phytosanitaires. Le groupe de travail Élargissement du Conseil a discuté, lundi 28 juin, d'un projet de position commune qui prévoit une série de critères (« closing benchmarks ») qui devront être remplis par Ankara avant que le chapitre ne puisse être clos. Le débat des 27 sur ces critères se poursuivra ce mardi 29 juin, l'objectif étant de parvenir à un accord qui serait alors approuvé par le COREPER mercredi avant la réunion avec les négociateurs turcs. Au total, la Turquie aurait alors ouvert 13 des 35 chapitres. À ce stade, un seul est provisoirement clos.
Croatie. La Croatie, elle aussi, fera un pas important dans ses négociations d'adhésion le 30 juin avec deux fermetures (marchés publics, fiscalité) et l'ouverture des trois derniers chapitres non encore traités: concurrence, PESD, justice/droits fondamentaux. Malgré ce progrès, il est toutefois improbable que Zagreb soit en mesure de clore ses négociations en 2010. La Présidence belge de l'UE, qui prendra la relève de l'Espagne le 1er juillet, refuse en tout cas de s'engager sur le bouclage des pourparlers au cours de son semestre. Elle veut accompagner et soutenir les efforts croates afin de clôturer ses négociations « aussitôt que les conditions auront été remplies », lit-on dans le programme belge. « La Croatie a encore beaucoup de travail à faire. L'échéance (de fin d'année pour boucler les négociations) semble être très serrée. Nous ne nous engageons pas sur un calendrier », a aussi souligné le ministre belge des Affaires étrangères, Steven Vanackere, lors de la présentation du programme (EUROPE n° 10168).
L'UE a fixé des critères de fermeture très stricts pour les trois chapitres qui seront ouverts le 30 juin. En ce qui concerne la Justice/droits fondamentaux, la Croatie devra surtout renforcer l'indépendance et l'efficacité de sa justice, mieux gérer les affaires de crime de guerre, renforcer la lutte contre la corruption et assurer la pleine coopération avec le Tribunal pénal international sur l'ex-Yougoslavie. Avant de fermer le chapitre politique étrangère et de sécurité commune, la Croatie devra surtout aligner sa stratégie nationale de contrôle des armes légères sur celle de l'UE. En ce qui concerne la politique de concurrence, Zagreb doit surtout présenter un nouveau programme de restructuration de l'industrie sidérurgique et assurer le plein respect des règles de l'UE en matière d'aides d'État au secteur de la construction navale. (H.B.)