Bruxelles, 16/04/2010 (Agence Europe) - Le Premier ministre de la Republika Srpska (RS), Milorad Dodik, a écrit à Catherine Ashton pour se plaindre d'un rapport de l'EUFOR au Conseil de sécurité dans lequel il aurait été noté que les Serbes bosniaques violent les Accords de Dayton et que leurs dirigeants « de temps en temps mettent en question l'intégrité de la Bosnie-Herzégovine en tant qu'État » en mentionnant la possibilité d'une « sécession ». Ces allégations sont fausses, affirme M. Dodik qui confirme cependant qu'il a l'intention d'organiser un référendum pour avoir l'opinion des Serbes bosniaques sur la manière dont le Haut représentant de la communauté internationale (et Représentant spécial de l'UE), Valentin Inzko, « impose » des lois au pays. M. Inzko, qui était à Bruxelles le 16 avril pour faire rapport au comité politique et sécurité de l'UE (COPS), a dit qu'il continuera à condamner toute idée de sécession de la SR. « La dissolution de la Bosnie-Herzégovine ne serait pas pacifique », a-t-il dit à un petit groupe de journalistes. « Nous devons prendre ces propos de sécession (de M. Dodik) au sérieux même s'ils sont faits dans un contexte préélectoral (des élections législatives auront lieu en octobre, Ndlr). Nous ne devons pas permettre un tel langage contre l'intégrité territoriale de la Bosnie », a estimé M. Inzko qui a aussi estimé que l'idée de M. Dodik de tenir un référendum « empoisonne l'atmosphère ». Le sommet UE/Balkans que la Présidence espagnole a l'intention de convoquer pour le 2 juin à Sarajevo pourrait être le moment d' « annoncer » la suppression des visas pour les citoyens de la Bosnie d'ici la fin de l'année. M. Inzko espère aussi que les progrès que font les pays voisins (Croatie, Serbie, etc.) sur la voie de l'intégration européenne auront aussi un effet d'encouragement sur la Bosnie. (H.B.)