Madrid, 16/04/2010 (Agence Europe) - « La Grèce n'a pas sollicité l'assistance » des pays de la zone euro, a déclaré vendredi 16 avril le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, à l'issue de la réunion des ministres des Finances de la zone euro à laquelle n'assistaient pas les ministres allemand, belge, irlandais et maltais notamment en raison des conséquences sur le trafic aérien de l'éruption volcanique survenue en Islande. Selon lui, « la lettre » que les autorités grecques ont envoyée jeudi à la Commission européenne, à la Banque centrale européenne (BCE) et au Fonds monétaire international (FMI) reflèterait simplement leur volonté de respecter les procédures du FMI et ne constituerait « pas l'indication d'une quelconque manœuvre » destinée à formellement activer le mécanisme d'aide que l'Eurogroupe a finalisé en début de semaine. M. Jean-Claude Juncker a seulement précisé que les préparatifs sur la mise en œuvre d'un tel mécanisme dans chaque État membre avançaient « à une allure satisfaisante » au cas où une activation serait requise. Interrogé sur la réaction toujours pessimiste des marchés financiers chaque fois que des précisions au mécanisme d'aide étaient apportées, le Premier ministre luxembourgeois a estimé que l'Eurogroupe avait toujours pris des décisions « cohérentes » dans ce domaine et qu'il ne commentait jamais les évolutions au jour le jour des places boursières. Une délégation incorporant des représentants de la Commission, de la BCE et du FMI sera à Athènes lundi 19 avril pour discuter plus avant d'un programme pluri-annuel de politiques économiques pouvant inclure une assistance financière des États membres de la zone euro et le FMI. (M.B.)