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Bulletin Quotidien Europe N° 10120
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) pe/danube

Selon le Forum parlementaire pour le Danube, une stratégie pour la région est indispensable pour toute l'Europe

Bruxelles, 16/04/2010 (Agence Europe)- La vice-présidente de la commission parlementaire des transports et du tourisme, Silvia-Adriana Þicãu (S&D, roumaine), a présidé, jeudi 15 avril, une conférence du forum parlementaire sur la future stratégie européenne pour la région du Danube, en amont de la conférence organisée du 19 au 21 avril, à Vienne et Bratislava, par la Commission européenne, les deux municipalités, le ministère autrichien des affaires européennes et internationales et le Bureau du gouvernement slovaque, dans le cadre de larges consultations sur cette future stratégie.

La stratégie européenne pour la région du Danube concerne huit États membres (Allemagne, Autriche, Bulgarie, Hongrie, République tchèque, Roumanie, Slovaquie et Slovénie) mais aussi la Croatie, la Serbie, la Bosnie-et-Herzégovine, le Monténégro, la Moldavie et l'Ukraine. Elle a pour but de développer les relations dans la région du Danube. « Ce fleuve mérite plus en terme de coopération », a expliqué Johann Sollgruber, en charge de la rédaction de la stratégie à la DG Politique régionale de la Commission européenne, rappelant que le bassin de ce fleuve de 2857 kilomètres compte plus de 80 millions d'habitants. L'idée de cette stratégie a été lancée, en octobre 2006, par Danuta Hübner, alors commissaire à la Politique régionale, qu'elle souhaitait comparable à la stratégie pour la mer Baltique, aujourd'hui en place. En juin 2009, le Conseil a invité la Commission à présenter une stratégie et en janvier dernier, le Parlement a adopté une résolution (avec 544 voix pour, 13 contre et 10 abstentions). La Commission devrait remettre sa proposition en décembre prochain et la stratégie devrait être adoptée pendant la Présidence hongroise (janvier-juin 2011).

Cette stratégie pourrait ainsi être la seconde expérience de macro-région dans l'Union européenne, après celle de la mer Baltique. Elle serait fondée sur la neutralité budgétaire. « Nous avons des fonds et des projets mais nous devons augmenter l'efficacité de ces fonds dans la région », a précisé Cristian Bãdescu, le représentant permanent adjoint de la Roumanie. La stratégie devrait coordonner et renforcer l'utilisation d'instruments financiers existants, qu'ils soient nationaux, régionaux ou européens tels que les fonds structurels ou l'Instrument européen de voisinage et de partenariat.

Trois axes prioritaires devraient être développés: l'amélioration de la connectivité et des systèmes de communication, la protection de l'environnement et la prévention des risques naturels et le renforcement du développement économique. Selon Danuta Hübner (PPE, polonaise), présidente de la commission parlementaire du développement régional, « il est clair que le transport doit être la priorité numéro 1, les liens avec le Danube sont un stimulus pour la stratégie ». La région se situe au cœur de différents projets de connexions routières et ferrovières et la navigation sur le fleuve doit être développée. « Mais il faut aussi prendre en compte le problème de la pollution. C'est un challenge difficile que de trouver l'équilibre entre l'environnement et le transport », a poursuivi la députée. « J'espère aussi que le développement économique sera dans cette stratégie, avec de nombreux projets pour la croissance, les partenariats et l'emploi ». La question énergétique devrait également être privilégiée, avec le développement d'interconnexions gazières et électriques dans cette région, sévèrement touchée lors de la dernière crise du gaz.

La stratégie se fonderait sur le principe du bottom up. « Tout le monde doit être impliqué », a précisé Cristian Bãdescu, le représentant permanent adjoint de la Roumanie. De larges consultations sont d'ailleurs organisées. « Nous ne connaissons pas les besoins des citoyens de ces pays, nous avons besoin des députés européens, et nous voulons aussi impliquer le plus possible les autorités locales et municipales », a renchéri M. Sollgruber, soutenu par Mme Hübner. De plus, comme le rédacteur de la stratégie, elle a mis l'accent sur la nécessité qu'une fois celle-ci en place, elle se concrétise rapidement sur le terrain. « Il est important d'avoir quelques projets qui puissent avoir des effets immédiatement. La stratégie est plus que des mots, elle doit être pragmatique ».

Cependant, « la stratégie est un challenge, cela ne va pas être facile », a prévenu Mme Hübner, « car c'est un travail entre des parties prenantes très différentes. Elle recouvre de nombreuses dimensions et espaces, d'où sa complexité ». Et les ambitions pour cette stratégie sont grandes. « L'une des innovations la plus importante de la stratégie pour la région du Danube est l'incorporation des six États non membres de l'UE», a expliqué Vicente Rodriguez, représentant de la Présidence espagnole. Cette incorporation leur permettrait « de mieux comprendre le rôle qu'ils peuvent jouer dans la politique européenne », selon Mme Hübner. De plus, le succès des macro-régions entre dans le débat sur la politique de cohésion pour l'après-2013. « Le succès du Danube influencera la politique de cohésion, donc nous devons réussir pour le futur de toute l'Europe », a conclu Mme Þicãu. (C-C.G).

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