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Bulletin Quotidien Europe N° 10120
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/ eurogroupe

Accueil favorable des idées de la Commission sur le renforcement de la coordination des politiques économiques

Madrid, 16/04/2010 (Agence Europe) - Réunis de manière informelle à Madrid vendredi, les ministres des Finances de la zone euro ont réservé un accueil plutôt favorable aux idées sur le renforcement de la coordination des politiques économiques que la Commission européenne formalisera mi-mai (EUROPE n°10118 et 10119). Ces idées s'articulent autour de trois axes: - le renforcement du Pacte de stabilité et de croissance (PSC) ; - l'approfondissement et l'élargissement de la surveillance économique ; - l'instauration d'un mécanisme permanent de résolution des crises. « La surveillance des politiques économiques dépasse le cadre budgétaire », a déclaré le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, convaincu de la nécessité que les pays membres de la zone euro se penchent sur les « déséquilibres » macro-économiques et notamment « les écarts de compétitivité » entre eux. L'Eurogroupe examinera, à chaque réunion, la situation de deux États membres sur la base de commentaires d'un troisième État membre: le premier duo de pays à passer au crible de l'Eurogroupe sera composé de l'Espagne et de la Finlande, puis du Luxembourg et du Portugal. Selon M. Juncker, les Seize ont également marqué leur « accord sur la nécessité d'un mécanisme permanent de crise et non pas d'un mécanisme de crise permanente » ! Le Président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, a encouragé toutes les initiatives visant à renforcer la surveillance économique dans la zone euro, les suggestions de la Commission allant, selon lui, « exactement dans la bonne direction ». Il a estimé que les travaux sur le renforcement du PSC, de la surveillance des écarts de compétitivité et de la mise en œuvre des réformes structurelles visaient à réduire les déséquilibres internes à la zone euro.

Le commissaire aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, a réitéré qu'une des voies à explorer pour renforcer le PSC consistait à soumettre les projets nationaux de loi budgétaires à l'analyse des pairs avant approbation définitive par les parlements nationaux. Comment rassurer l'Allemagne apparemment peu encline à accepter une intrusion de l'échelon européen dans cet exercice ? Convaincu de la nécessité pour les ministres d'être « plus prudents » lors de la préparation de leur loi de finances annuelle, M. Juncker a assuré qu'il s'agissait d'améliorer l'information et pas de déposséder les parlements de leurs prérogatives budgétaires. Il a d'ailleurs relevé « 100% d'enthousiasme » parmi ses homologues concernant les propositions relatives à la surveillance budgétaire. Et d'estimer « souhaitable » l'élaboration de « règles plus strictes pour encadrer la dette publique ». Rappelant le droit d'initiative de la Commission, M. Rehn a garanti que les propositions formelles de la Commission tiendront compte des opinions des États membres et du Parlement européen.

Task force « Van Rompuy ». Les ministres des Finances de la zone euro ainsi que la BCE veulent incorporer le groupe de travail présidé par le président du Conseil européen Herman Van Rompuy chargé de faire des propositions, d'ici fin 2010, sur la surveillance des risques économiques et budgétaires. « Les États membres de la zone euro doivent être représentés par les ministres des Finances », a estimé M. Juncker en précisant qu'il revenait in fine aux gouvernements concernés de décider. « Nous sommes prêts à participer à la task force du président Van Rompuy », a également fait savoir M. Trichet. (M.B.)

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