Madrid, 16/04/2010 (Agence Europe) - Pourfendant l'absence de volonté politique, l'ancien Premier ministre espagnol José María Aznar a prôné « un nouvel agenda économique » européen basé sur « la liberté », « l'ouverture » des marchés afin de lutter contre le protectionnisme et « les réformes » telles que la flexibilisation du marché du travail, l'allongement de la durée du travail et l'introduction de critères de marché pour l'utilisation de certaines dépenses sociales, jeudi 15 avril à Madrid, lors d'une conférence sur la réglementation bancaire organisée par le think tank Economic Ideas Forum du Parti populaire européen (EUROPE n° 10119). Sur les difficultés rencontrées par l'Union économique et monétaire, il a insisté sur la nécessité de mettre en place des règles « plus exigeantes » dans le cadre du Pacte de stabilité et de croissance. « Sinon, la Grèce risque de ne pas être le seul État membre avec des problèmes », a-t-il ajouté sans préciser lesquels. Il a également mis l'accent sur le maintien de finances publiques saines, unique condition, selon lui, à la sortie de crise. Réitérant son credo atlantiste, il a invité les Européens à réfléchir aux conséquences d'une situation où le Vieux Continent ne constitue « pas aujourd'hui une priorité pour les États-Unis ». Il a préconisé « une réforme de l'Alliance atlantique » ainsi que « la création d'une aire économique transatlantique » non assimilable à une véritable zone de libre-échange. (M.B.)