Bruxelles, 16/04/2010 (Agence Europe) - Le football partage avec l'Europe les valeurs d'intégration, de solidarité et d'intégration sociale. Il peut jouer un rôle important pour aider l'UE à promouvoir ces valeurs, en particulier au niveau local où les clubs font partie intégrante du tissu social. Tel est le message que Michel Platini, le président de l'UEFA, a adressé au Comité des Régions (CdR) lors de la session plénière, mercredi 14 avril à Bruxelles.
Dans le cadre de l'année européenne contre la pauvreté et l'exclusion sociale 2010, le président de l'UEFA a tout particulièrement tenu à souligner la contribution du football dans le combat contre ces phénomènes, rapporte un communiqué du CdR. « Le foot intègre, inclut, brasse et accueille », a expliqué Michel Platini en donnant l'exemple des enfants d'immigrés qui trouvent souvent plus de points communs avec leur pays d'accueil sur les terrains de football que dans les salles de classe. « Dans bien des cas, c'est le foot qui intègre bien avant l'école et les services sociaux et c'est le foot qui donne aux jeunes leur identité de base », a-t-il précisé. Ramón Luis Valcárcel Siso (PPE, espagnol), président faisant fonction du CdR, a partagé cette vision du sport comme force de changement. Dimitrios Kalogeropoulos (PPE, grec), maire d'Egaleo, a souligné quant à lui le lien entre santé et dynamisme économique. Jeanette Arnold (PSE, britannique), membre de la collectivité du Grand Londres, a affirmé aussi que le sport est un puissant outil d'intégration.
Les clubs de football, machines à fric ? Une perception qui est encore plus forte en période de crise quand de nombreux supporters doivent faire des sacrifices pour se payer un abonnement, a noté Michel Platini, ajoutant: « Les faiblesses du modèle économique du football ont été dévoilées par la grande crise. Dans de nombreux cas, des clubs professionnels ont dû quémander l'aide des communes ou des régions pour échapper à la faillite. Est-ce bien là le meilleur usage que l'on puisse faire de l'argent du contribuable ? », s'est interrogé Michel Platini. (G.B.)