Bruxelles, 22/03/2010 (Agence Europe) - Alors que les négociations en vue du prolongement du mandat de la mission des Nations unies au Tchad et en République centrafricaine (MINURCAT) doivent reprendre mardi 23 mars, certains diplomates déplorent l'absence de soutien de l'Union européenne en faveur de cette mission qui a succédé, il y a un an, à l'opération de l'UE sur place (EUFOR Tchad/RCA). Le même manque de soutien ferme est constaté à l'égard de la France, pays qui était pourtant à l'origine de l'engagement européen à l'est du Tchad. Les négociations entre le gouvernement tchadien et les représentants des Nations unies devraient reprendre mardi, après que les autorités tchadiennes aient exprimé, en février dernier, leur souhait de voir la composante militaire de la MINURCAT se retirer du pays. Un accord technique a été trouvé au début de mois de mars, permettant la prorogation de la mission jusqu'au 15 mai 2010. Le Conseil de sécurité des Nations unies a ensuite adopté, vendredi 12 mars une résolution qui étend le mandat de la mission jusqu'à cette date pour donner aux négociateurs le temps de parvenir à un accord. Alors que le gouvernement tchadien s'oppose à la présence militaire sur son territoire, l'ONU estime que la situation sécuritaire dans l'est du Tchad n'est pas suffisamment stable pour laisser les agents humanitaires, les policiers et les travailleurs civils sans protection. Le mandat actuel de la MINURCAT, qui comprend un volet militaire et un volet civil, autorise le déploiement d'un maximum de 300 policiers, de 25 officiers de liaison, de 5200 militaires et un effectif approprié du personnel civil. Comme l'opération EUFOR, qui préparait le terrain pour le déploiement de la force de l'ONU, la MINURCAT doit assurer la sécurité des personnes déplacées et des réfugiés dans l'est du Tchad ainsi qu'en République centrafricaine, faciliter le retour volontaire des personnes déplacées et l'octroi de l'aide humanitaire. (A.By.)