Bruxelles, 22/03/2010 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères des 27 ont fait le point, lundi 22 mars à Bruxelles, de la situation au Chili dévasté par le tremblement de terre très puissant du 27 février (8,8 sur l'échelle de Richter) et le tsunami qui a suivi, et ont été informés des résultats de la visite effectuée sur place par Kristalina Georgieva, commissaire européenne à la Coopération internationale, l'aide humanitaire et la Réponse aux crises. Conscients de l'ampleur des besoins, ils ont réitéré leur solidarité et exprimé le souhait que la BEI mette davantage de fonds à disposition pour la reconstruction du pays.
« La visite de Kristalina Georgieva a souligné que la réponse de l'UE a été efficace et globale. Nous continuons à suivre la situation de près et nous sommes disposés à fournir davantage d'aide humanitaire et à plus long terme », a déclaré Catherine Ashton à la presse en résumant le débat.
Devant les ministres, la commissaire a souligné que la rapidité de la réponse immédiate de l'UE (3 millions d'euros d'aide d'urgence) avait été appréciée par les Chiliens et par la délégation de l'UE. Ayant pu assister à la cérémonie d'investiture du nouveau président à Valparaiso, elle a indiqué que quelques minutes avant que Sebastián Piñera prête serment devant les membres du parlement chilien, dans la ville de Valparaiso, une importante réplique sismique a touché la côte, suivie dans la demi-heure de deux autres secousses. Pourtant, M. Piñera a continué d'accueillir les dignitaires comme si de rien n'était. Mme Georgieva a attribué l'absence de mouvements de panique à la confiance qu'ont les Chiliens dans les normes de construction strictes en vigueur dans leur pays - une différence majeure avec la situation en Haïti. Elle a aussi insisté sur l'ampleur des besoins en reconstruction estimés à 30 milliards de dollars US. Andris Piebalg, commissaire européen au Développement, a fait état de 125 millions d'euros qui pourraient être mobilisés pour la reconstruction au titre de la nouvelle Facilité d'investissement en Amérique latine, ainsi que de fonds que pourraient mobiliser la BEI suite à un accord conclu récemment. (A.N.)