Bruxelles, 22/03/2010 (Agence Europe) - Dans le cadre de la préparation d'un rapport d'initiative, les députés de la commission de l'emploi et des affaires sociales du Parlement européen ont débattu, jeudi 18 mars à Bruxelles, avec les partenaires sociaux européens et les représentants de la société civile, de l'emploi, du rôle du revenu minimum et de la question d'une directive-cadre au niveau de l'UE, pour sortir de la pauvreté, rapporte un communiqué du PE. Le vote en commission parlementaire se déroulera le 24 juin 2010.
À cette occasion, la présidente de la commission parlementaire, Pervenche Berès (S&D, française), a souligné « l'importance politique » de ce rapport en préparation « alors que le dernier ÉCOFIN vient d'annoncer son intention de retirer des mesures non conventionnelles pour soutenir l'emploi et prolonger les mécanismes d'indemnisation des chômeurs ». Ainsi, ajoute Mme Berès, « les ministres des Finances aggravent la situation sociale et fragilisent l'objectif de réduction de la pauvreté proposé dans la stratégie UE 2020 ».
La représentante de BusinessEurope, Rebekah Smith¸ a souligné que « si on augmente la croissance dans l'UE de 1 à 2%, 6,5 millions d'emplois seraient créés ». Côté syndical (CES), Henri Lourdelle note que « l'emploi ne garantit plus contre la pauvreté. La précarité a généré des travailleurs pauvres et par conséquent des retraités pauvres ». Au nom du réseau européen de lutte contre la pauvreté, Fintan Farrell demande une directive cadre sur les systèmes de revenu minimum dans l'UE. Pour la Plate-forme sociale, Roshan Di Puppo a relevé que « dans l'UE, 24 pays sur 27 disposent d'un mécanisme de revenu minimum. Seuls trois pays n'ont rien: la Bulgarie, la Grèce et l'Italie ». Quant à la députée européenne Elisabeth Lynne (ADLE, britannique), elle a mis en garde contre le risque de voir une telle directive à nouveau bloquée au Conseil.
Enfin, Ilda Figueiredo (GUE/NGL, portugaise), rapporteur, a rappelé qu'« il y a plus de 80 millions de pauvres dans l'UE. Le Parlement doit s'engager, dans ce rapport, à apporter une véritable réponse politique à cette situation ». (G.B.)