Bruxelles, 09/07/2009 (Agence Europe) - Des représentants du Comité économique et social européen (CESE) et du Conseil brésilien de développement économique et social (CDES) ont tenu, du lundi 6 au mercredi 8 juillet à Bruxelles, leur première Table ronde de la société civile. Figuraient au programme des travaux deux thèmes, « pas des plus simples », à savoir « les aspects sociaux de la crise économique et le développement durable », a indiqué Mario Sepi. « Très satisfait » du déroulement et de la nature des discussions, le président du CESE a néanmoins évoqué certaines « contradictions » entre les positions de la société civile européenne et brésilienne dans ce domaine, notamment sur les questions énergétiques et environnementales. Les travaux sur ce point ont d'abord consisté à exposer les points de vue des délégations et tenteront d'aboutir à une convergence de vues lors de la deuxième Table ronde programmée à Brasilia les 7 et 8 décembre prochains. Le projet de la déclaration finale adopté mercredi stipule que ce deuxième rendez-vous focalisera son intention sur la mise en œuvre des conventions internationales sur l'environnement et le bouquet énergétique mondial (« world energy matrix »). Accueillant favorablement l'engagement politique du Brésil et de l'UE en faveur des énergies renouvelables, il insiste sur la nécessité d'impliquer les organisations de la société civile dans l'élaboration des politiques qui mettront en œuvre cet engagement.
Le président de la Fédération brésilienne de l'industrie de la construction, Paulo Simão, a estimé que « la société civile (devait) pouvoir faire entendre sa voix » dans un contexte marqué par une crise économique profonde. Créé en 2003 par le président brésilien Lula da Silva, le CDES est un témoin privilégié des changements profonds intervenus au Brésil ces dernières années. Selon M. Simão, son pays s'est montré « mieux préparé » pour affronter la crise actuelle que lors des crises précédentes grâce à ses réserves monétaires, des règles bancaires et fiscales pertinentes et un programme de relance portant sur la réalisation d'infrastructures et de logements. Le représentant du CDES a également plaidé pour que les problèmes mondiaux trouvent des réponses mondiales. Interrogé sur la pertinence du G8 réuni le jour même à L'Aquila (Italie), il a estimé que « le G20 (était) bien plus représentatif que le G8 ». Partageant ce point de vue, M. Sepi a néanmoins regretté que la globalisation financière, économique et sociale ait lieu sans qu'elle s'accompagne de la création d'institutions en mesure de la façonner. Le G20 ne doit pas devenir un simple forum sur le mode du G8, a-t-il souligné. Les Tables rondes UE/Brésil de la société civile se tiendront deux fois par an. (M.B.)