Stockholm, 01/07/2009 (Agence Europe) - Au moment même où le Premier ministre croate Ivo Sanader annonçait sa démission et son retrait de la vie politique, mercredi 1er juillet, la Présidence suédoise de l'UE et la Commission européenne ont appelé la Croatie et la Slovénie à prendre de nouvelles initiatives en vue de résoudre leur différend frontalier qui bloque les négociations d'adhésion de la Croatie depuis décembre 2008. Après l'échec des efforts de médiation entrepris par le commissaire Olli Rehn, le temps est venu maintenant pour les deux pays de proposer eux-mêmes des solutions pour sortir de l'impasse, a dit le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, mercredi à Stockholm. « Nous avons maintenant besoin de nouvelles initiatives provenant des deux pays », a-t-il souligné à l'issue de la réunion de son gouvernement avec la Commission européenne à Stockholm (voir autres nouvelles). José Manuel Barroso a souligné le fait que « s'il y a un retard (dans les négociations d'adhésion de la Croatie), ce n'est pas dû à un manque d'engagement ou d'initiatives de la Commission car Olli Rehn a travaillé très dur » pour trouver une solution. La Commission examine aussi s'il y a « d'autres moyens » de régler le problème, a dit M. Barroso.
Sans expliquer en détail les raisons de sa démission, M. Sanader a reconnu que le blocage des négociations d'adhésion de son pays par la Slovénie a joué un rôle. « L'UE et le projet d'intégration européenne n'ont aucune chance si on accepte le principe du chantage (référence faite à la Slovénie, Ndlr) comme un des principes de fonctionnement au sein de l'UE », a-t-il déclaré à la presse. À Stockholm, le ministre suédois des Affaires étrangères qui préside actuellement le Conseil de l'UE, Carl Bildt, a déploré la « perte » de M. Sanader qui, dit-il, était une « personne importante pour les réformes et l'intégration européenne » de la Croatie. (H.B.)