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Bulletin Quotidien Europe N° 9932
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/institutions

La présidence suédoise ne craint pas pour le traité de Lisbonne après le verdict allemand - Pour un vote sur Barroso en juillet

Stockholm, 30/06/2009 (Agence Europe) - La Présidence suédoise de l'UE qui débute ce 1er juillet ne craint pas que le verdict de la Cour constitutionnelle allemande sur le traité de Lisbonne (voir ci-dessus) puisse bloquer ou ralentir la ratification du nouveau traité. « À première vue, je ne pense pas » que la décision de la Cour allemande aura un impact sur le calendrier de ratification et de mise en œuvre du traité, a affirmé le ministre suédois des Affaires étrangères, Carl Bildt, mardi 30 juin, devant un groupe de journalistes européens en visite à Stockholm. La Cour réclame que le rôle du Parlement allemand soit renforcé « et ce sera fait », a-t-il dit, soulignant qu' « il n'y a pas de différend majeur sur la scène politique allemande sur cette question ». M. Bildt a rappelé que la Suède a, elle aussi, accordé un rôle important au Parlement dans les procédures de décision sur des questions européennes. « Ce n'est pas forcément une mauvaise chose » si l'Allemagne évolue maintenant dans la même direction, a-t-il remarqué.

José Manuel Barroso. Entre-temps, le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, qui présidera le Conseil européen au cours des six prochains mois, a entamé ses consultations avec les groupes politiques du PE sur le calendrier et la procédure à suivre pour le vote d'approbation du président de la prochaine Commission européenne. Parlant mardi 30 juin à des journalistes en visite à Stockholm, il a réitéré son espoir que José Manuel Barroso, qui a le soutien unanime des 27 dirigeants de l'UE, soit formellement approuvé par le PE le 15 juillet. « Il appartient au Parlement européen de décider (sur le calendrier) mais si le vote ne pouvait pas avoir lieu maintenant, l'UE risquerait d'être occupée à discuter de noms et de personnes au cours des prochains mois plutôt que de s'engager avec toutes ses forces dans des dossiers comme le changement climatique ou la crise économique », a dit M. Reinfeldt. Il est important d'avoir une Commission forte qui puisse aider la présidence sur ces sujets difficiles, a-t-il insisté. « Et puis, il n'y a pas d'autres candidats. Qu'attendons nous donc?» pour passer au vote sur M. Barroso, s'interroge M. Reinfeldt qui recevra les chefs de groupes du PE lundi 6 juillet, à Stockholm, pour entendre leur position et faire le point.

Autres nominations. M. Reinfeldt a aussi indiqué que si le référendum irlandais sur le traité de Lisbonne (très probablement le 2 octobre) était positif, alors le Conseil européen des 29/30 octobre se pencherait aussi sur les autres nominations requises par le nouveau traité, à savoir le président permanent du Conseil européen et le Haut Représentant pour la politique étrangère (en même temps vice-président de la Commission). Sur le président du Conseil européen, il faudra trouver un « équilibre » entre ceux qui réclament une « personnalité forte » capable d'agir au nom de l'UE et ceux qui préfèrent une personne dont le rôle serait plutôt de présider le Conseil européen en collaboration étroite avec la présidence tournante des Conseil sectoriels et en étroite coordination avec le président de la Commission européenne. « D'après ce que j'entends, les petits et moyens pays membres sont moins intéressés à avoir un président fort », a commenté M. Reinfeldt. Beaucoup de discussions seront donc nécessaires en automne pour définir avec précision les rôles et les compétences des uns et des autres sous le traité de Lisbonne « en particulier le rôle du Premier ministre du pays qui exerce la présidence tournante », a-t-il expliqué. En même temps, ce débat ne pourra pas commencer trop tôt pour ne pas donner l'impression aux Irlandais que le traité de Lisbonne est déjà en vigueur. Carl Bildt a réitéré mardi qu'il n'était candidat à aucun des postes à remplir en automne.

Plusieurs Hauts Représentants ? M. Bildt suggère qu'en raison de la « demande fortement croissante » de l'UE au plan international, le futur Haut Représentant soit, plus que maintenant, secondé de représentants spéciaux. « Il sera impossible de répondre à cette demande (d'engagement de l'UE au plan international: Ndlr) avec un seul Haut Représentant. Peut-être que nous pourrions agir avec plus de représentants spéciaux de l'UE », a-t-il dit. Des discussions « discrètes » sur la future organisation de l'action extérieure de l'UE ont déjà été lancées au Conseil, a indiqué M. Bildt. Il a aussi laissé entendre qu'à l'avenir, des membres de la Commission européenne pourraient assumer ces nouvelles fonctions d'assistance au Haut Représentant. « Si les Irlandais disent oui à Lisbonne nous aurons une Commission à 27 membres. Mais nous savons tous qu'à la Commission, il n'y a pas de véritables portefeuilles pour 27 », a dit M. Bildt. (H.B.)

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