Bruxelles, 30/06/2009 (Agence Europe) - Le tout premier Forum politique sur les migrations internationales, organisé ces 29 et 30 juin à Paris par l'OCDE, a offert aux ministres et hauts représentants chargés des questions de migration dans les pays de l'OCDE d'échanger leurs points de vue et expériences sur des questions prioritaires telles que: (1) la crise économique actuelle et son impact probable sur les migrations internationales ; (2) la gestion des mouvements migratoires face aux besoins de main-d'œuvre hautement et moins qualifiée ; (3) l'intégration des immigrés et de leurs enfants sur le marché du travail. Au cours d'un déjeuner de travail à l'invitation du secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria, les ministres ont discuté de l'économie politique des migrations et plus particulièrement de la question des rapports entre migrations et opinion publique, en tentant de savoir par exemple que faire pour éviter et/ou répondre aux sentiments anti-immigration durant la crise économique. L'édition 2009 des « Perspectives des migrations internationales », qui a servi de base aux discussions, insiste sur la nécessité de « garder la porte ouverte aux travailleurs immigrés pour répondre aux besoins de main-d'œuvre à long terme ».
Prenant la parole devant le Forum, le commissaire aux Affaires sociales, à l'Emploi et à l'Égalité des chances, Vladimir Spidla, a insisté sur le fait que « la réussite de l'intégration des nouveaux venus dans notre société n'est pas automatique. Fouler le sol européen n'est pas gage d'intégration. Nous devons concentrer nos efforts sur cette question avec autant d'intensité que sur la question des flux migratoires eux-mêmes ». M.Spidla a noté que « favoriser une bonne intégration des immigrés de première génération est un investissement doublement payant puisqu'il favorise aussi celle de leurs enfants. Nos politiques d'immigration doivent faire un effort conséquent pour répondre directement aux attentes des familles d'immigrés, que ce soit en termes de travail, de logement ou d'éducation ». En ce qui concerne le rôle de l'Union européenne, Vladimir Spidla a insisté sur le fait que « l'immigration est devenue un enjeu politique majeur pour l'Union comme dans les États membres » . En conclusion, le commissaire a déclaré: « Nous avons le devoir d'encadrer économiquement autant qu'humainement les flux migratoires, pour le bien de notre économie, de nos concitoyens et celui des nouveaux arrivés ». (G. B.)