Bruxelles, 30/04/2009 (Agence Europe) - L'organisation patronale européenne BusinessEurope presse les candidats aux élections européennes de « mettre les entreprises et leur compétitivité au cœur de leur campagne et de leur action », selon un communiqué du mercredi 29 avril. « 80% des décisions affectant le monde des affaires sont prises à l'échelon européen », constate Ernest-Antoine Seillière, le président de BusinessEurope, pour qui l'éventuelle entrée en vigueur du Traité de Lisbonne donnera « un pouvoir accru au Parlement européen dans l'élaboration des politiques ». D'où la nécessité pour l'organisation d'interpeller les futurs parlementaires sur les enjeux de l'intégration européenne pour les entreprises. Avant toute chose, elle souhaite que le dialogue entre le PE et la communauté entrepreneuriale soit renforcé. Au niveau de la législation européenne, le syndicat marque sa préférence pour des « règles claires, simples et mises en œuvre efficacement ». Une « évaluation en profondeur » de l'impact de la législation européenne au fil du processus décisionnel est également « indispensable », selon le patronat européen. D'autre part, BusinessEurope demande au futur PE de cibler son attention sur les PME qui emploient 70% de la main-d'œuvre européenne: adoption du « Small Business Act pour l'Europe » (projet communiqué par la Commission en juin 2008 qui a reçu un soutien favorable du PE en mars dernier), adoption du statut de la « société privée européenne » (en mars dernier, le PE s'est prononcé en faveur de la proposition de règlement du Conseil relatif au statut de la SPE) qui facilitera la création d'entreprises, ou encore renforcement des règles contre les retards de paiement. Mais le défi imminent reste la crise économique et financière: « rétablir l'accès au crédit », « améliorer le fonctionnement des marchés financiers » ou encore « résister à toute forme de protectionnisme » seront les lignes directrices à suivre par les députés aussi invités à veiller au respect du pacte de stabilité et de croissance. Pour relancer la croissance économique, l'innovation et la connaissance pourraient être des voies providentielles. Selon le patronat européen, le PE 2009-2014 devra pour cela « faciliter les partenariats public-privé dans le domaine de la R&D » ou encore « améliorer la protection de la propriété intellectuelle en créant une juridiction européenne et en adoptant le brevet communautaire ». Au niveau social, le patronat européen souhaite voir davantage de « flexicurité » sur le marché du travail (créer plus de « formes de travail flexibles » tout en garantissant, par exemple, « l'apprentissage tout au long de la vie »). Enfin, le patronat voudrait que « la politique environnementale et la compétitivité marchent main dans la main », ce qui signifie: d'un côté, lutter contre le changement climatique, renforcer l'efficacité énergétique et diversifier les sources d'énergies tout en développant des « initiatives orientées vers le marché en faveur de la production et de la consommation durables ». (Y.P.)