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Bulletin Quotidien Europe N° 9893
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/santÉ

Les ministres de la SantÉ rÉaffirment la nÉcessitÉ d'une rÉponse europÉenne coordonnÉe À la nouvelle grippe humaine

Bruxelles, 30/04/2009 (Agence Europe) - Les ministres de la Santé des vingt-sept États membres de l'Union européenne ont adopté, jeudi 30 avril à Luxembourg, des conclusions dans lesquelles ils réaffirment la nécessité d'une réponse européenne coordonnée face à la nouvelle grippe humaine due au virus A/H1N1.

Dans leurs conclusions, les ministres reconnaissent les efforts réalisés au cours des dernières années pour garantir une bonne préparation à une grippe pandémique. Au cours de la réunion, la directrice du Centre de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), Suszanna Jakab, a estimé que l'UE était la région la mieux préparée au monde, même si des progrès peuvent encore être réalisés. L'échange d'informations fonctionne bien et les ministres ont salué l'apport de la Commission dans ce domaine.

Le Conseil insiste sur la poursuite du travail de coordination autour de l'OMS, de la Commission et de l'ECDC et invite les États membres à prendre toutes les mesures appropriées, y compris en ce qui concerne les voyages (compromis trouvé pour satisfaire la France). Le Conseil rappelle aussi qu'il n'existe à ce stade aucun élément permettant de démontrer un lien entre cette maladie et la consommation de viande porcine. Les ministres de la Santé ont enfin invité la Commission et les États membres à faire preuve de solidarité envers les pays les plus touchés par cette nouvelle grippe humaine.

Comme l'a rappelé le docteur Denis Coulombier lors du point de presse quotidien au Centre de prévention et de contrôle des maladies à Stockholm, le principal événement des dernières 24 heures a été la décision de l'Organisation mondiale de la santé de constater qu'avec une transmission interhumaine avérée dans deux pays, on était arrivé au stade 5 sur les six que compte l'échelle qui conduit à déclarer une nouvelle pandémie. Le stade 6 sera atteint lorsque la transmission aura été confirmée dans une autre région.

Jeudi après-midi (à 16h00), on dénombrait 23 cas confirmés dans cinq pays de l'Union européenne: Pays-Bas (1), Royaume-Uni (5), Espagne (13), Allemagne (3) et Autriche (1). Un probable cas français devait s'ajouter à cette liste. On ne déplorait encore qu'un cas de transmission familiale en Espagne et l'ensemble des patients européens présentaient une infection modérée.

Au Mexique, le nombre de cas avérés s'établissait à 26 (avec 7 décès). On en dénombrait 91 aux États-Unis (dont 51% dans l'État de New York). Interrogé sur le grand nombre de jeunes affectés par le virus aux États-Unis, le docteur Angus Nicoll a dit que cela s'expliquait par le fait que l'infection s'était déclarée dans un établissement scolaire. Les autres pays ayant déclaré des cas confirmés sont: le Canada (19), la Nouvelle-Zélande (1 cas confirmé et 13 toujours en cours d'analyse), le Costa Rica (2), Israël (2), la Suisse (1) et le Pérou (1).

En réponse aux nombreuses questions concernant la sévérité de la pandémie, les docteurs Coulombier et Nicoll ont répété que les cas déclarés en Europe présentaient pour l'instant un tableau clinique modéré qui n'excède en rien celui d'une grippe saisonnière. Il est cependant à rappeler que la grippe tue chaque année environ 40 000 personnes en Europe. En outre, le caractère pathogène d'un virus peut se renforcer au fil du temps. Il appartient désormais à l'OMS d'évaluer le risque encouru afin de prendre la bonne décision dans le domaine vaccinal. Environ quatre mois sont nécessaires pour le développement d'un vaccin, mais sa production impose de cesser la fabrication des lots de vaccins saisonniers.

S'agissant des mesures concernant les déplacements, l'OMS a déjà pris la décision de ne pas recommander une restriction des voyages, une telle mesure n'étant plus d'un grand intérêt dans une situation pandémique. D'autres mesures, comme les dépistages dans les aéroports, ne sont pas très efficaces, notamment du fait qu'une personne infectée peut être asymptomatique lors du franchissement de la frontière et déclarer la maladie quelques jours plus tard. Les principales mesures de prévention sont les mêmes que celles utilisées pour une grippe saisonnière: lavage fréquent des mains, rester chez soi en cas de fièvre. Dans le cas d'une pandémie particulièrement sévère, d'autres mesures, telles que le port de masques ou la fermeture provisoire des lieux publics dont le fonctionnement n'est pas indispensable, pourraient être recommandées. (O.J.)

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